À Hongkong, la situation actuelle incite la communauté internationale à rester surs ses gardes. En effet, pour beaucoup, la Chine envisage de répondre au mouvement par la force. Les récentes vidéos diffusées par les médias et l’armée chinoise, montrant des militaires, camions et tanks stationner à quelques minutes de Hongkong, vont d’ailleurs en ce sens.

Face à la possibilité de voir Pékin utiliser la force, le président américain Donald Trump a tenu à mettre en garde. Selon ses dires, la situation actuelle peut évoluer en un nouvel épisode digne de celui de Tiananmen. En 1989, la Chine a effectivement écrasé une révolte étudiante, provoquant la mort de centaines, si ce n’est de milliers de personnes. Aujourd’hui, la Chine fait craindre une terrible évolution en haussant le ton et en se montrant prête à frapper très fort. C’est à ce titre que le président Trump s’est montré quelque peu tendu.

Washington appelle à éviter un nouvel épisode Tiananmen

Au cours d’une réunion dans le New Jersey, ce dernier a ainsi lancé un appel au calme, affirmant en outre que la situation venait à dégénérer, Washington n’hésiterait pas à arrêter de négocier avec Pékin dans le cadre de leur guerre commerciale. « Je pense qu’il serait très difficile de conclure un accord s’ils exercent de la violence, (…) si c’est un autre Tiananmen », une sortie finalement assez inattendue puisque, pour beaucoup, le chef de l’État faisait preuve d’une certaine complaisance vis-à-vis de la situation, en laissant Pékin faire. Aujourd’hui, le discours n’est donc pas le même et Trump l’affirme, le ressentiment politique serait énorme dans le cas ou une vague de violences venait à déferler sur Hongkong.

La Chine reste ferme

Son objectif reste donc une résolution du conflit, pacifique. Pour que cela se réalise, le chef de l’État a ainsi appelé Xi Jinping à se montrer humain et à négocier avec les représentants du mouvement. Du côté chinois, on reste assez mystérieux sur les options envisagées, même si, comme le rappelle de Global Times, quotidien chinois en langue anglaise, l’option de la force reste une possibilité bien réelle. « Pékin n’a pas décidé d’intervenir par la force afin de mater les émeutes à Hongkong, mais cette option est à l’évidence à sa disposition ».

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2 Commentaires

  1. Les hongkongais eux, anticipent et se battent pour écarter la menace qui plane sur leurs libertés publiques et conserver l’engagement chinois du “un pays 2 systèmes”. Leur société civile semble beaucoup mieux organisée que la société béninoise, dont les actions se résument à des poussées de fièvre, mal (ou pas) soutenues par les personnes politiques.

    Le mouvement est soutenu de l’extérieur, comme pour les ukrainiens, les printemps arabes ou les gilets jaunes… l’irruption soudaine, la récurrence et une montée en puissance régulière…

    Pour l’instant, les chinois ont répondu par Corée interposée et meurent l’impact – pour Pékin – d’une intervention en force. Les USA communiquent pour leur mettre la pression et les faire hésiter.

    \\\\///
    (@_@)

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