Photographe: EPA / MAXPPP

Nous sommes à la fin du mois de mai dernier. Conscient d’avoir l’occasion de frapper un grand coup lors des Européennes, dont le scrutin final a lieu quelques jours pus tard, Matteo Salvini réuni ses soutiens place du Dôme, à Milan. Sur place, dans une mise en scène incroyable, il embrasse son chapelet et fait appel aux saints Patrons de l’Europe.

Yeux tournés vers le Dôme, euphorique, il lance alors « je confie ma vie à l’Italie et au vôtre, au cœur immaculé de Marie, qui, j’en suis sûr, nous conduira à la victoire. » habité par une foi qu’il affiche à chacun de ses rassemblements et qui, par ailleurs, est devenue l’un des piliers de sa stratégie politique, tente de rassembler. Le message lui est clair, les références religieuses font désormais monnaie courante et plus aucune de ses sorties ne se fera sans signe de son appartenance à la chrétienté.

Salvini, taclé

Toutefois, cette foi affichée ne passe pas du tout auprès de l‘Église. En effet, certains hommes d’Église n’ont pas hésité à tacler le ministre Salvini avec une virulence assez surprenante. « Invoquer Dieu pour soi-même est toujours très dangereux », a ainsi lancé Pietro Parolin, second du pape François. Même son de cloche chez Don Virgino Colmegna, patron du diocèse auquel appartient Salvini, qui affirme que la religion n’est pas une marchandise que telle ou telle personne peut afficher fièrement, comme au supermarché.

Le pape François monte lui aussi au créneau

Mais le plus surprenant reste probablement la sortie du pape qui n’a pas hésité à s’opposer à Salvini, dans une série de déclarations assez incroyables, comparant notamment la situation actuelle à celle des années 30, avec Hitler. « Je suis préoccupé parce qu’on entend des discours qui ressemblent à ceux d’Hitler en 1934 » a-t-il affirmé, dans une sortie également adressée à une partie de l’Église qui, comme Salvini, s’oppose à la vague migratoire frappant actuellement l’Europe et l’Italie. Même son de cloche chez le cardinal présidant la conférence des évêques italiens qui a récemment invité l’Église à se tenir à l’écart de la politique.

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2 Commentaires

  1. Bergoglio ferait mieux de la mettre en sourdine, ce larbin du ciel , alors qu il était chef de la secte des jésuitesArgantins n a pas hésité à livrer deux de ses sbires à la junte militaire au pouvoir, ces deux hommes ont été torturés et enfermés pendant plus d un an…un livre a été écrit par ces deux hommes pour témoigner de cette histoire et dans lequel ils racontent leur calvaire…. Bergoglio, tu ne vaut pas plus que ces bons patriotes qui dénonçaient les juifs à la milice durant les années noires de la France, alors, non de Dieu, surtout, ferme ta gueule……tu brûleras en enfer….

  2. Je vois de moins en moins de différences entre la Bergoglio et une SJW obèse, pansexuelle et genderfluid aux cheveux bleus. Il a peut-être le droit de s’exprimer au nom de l’Église catholique, mais qu’il ne s’imagine pas s’exprimer au nom des catholiques.

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