Le président nigérian Muhammadu Buhari est accusé de vouloir faire exécuter le leader du Mouvement Islamique du Nigeria (MIN) Ibraheem El-Zakzaky par des médecins désignés par l’Etat nigérian. Le leader chiite du Mouvement islamique du Nigéria proche de l’Iran et de la Palestine accuse le président sunnite nigérian proche de l’ Arabie Saoudite de chercher à l’éliminer alors qu’il se trouvait en exil en Inde.

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Des médecins “assassins”

Les agents nigérians empêchent le Sheikh de se faire soigner par les médecins qu’il a choisis et imposent qu’il soit traité par des médecins donnés, ce qui suscite la méfiance du leader et de son entourage. Le leader du mouvement chiite était emprisonné au Nigeria depuis 2015 et a été autorisé à s’exiler en Inde où il doit aussi se faire soigner.

Dans un communiqué, Ibrahim Musa, porte-parole du leader du MIN dénonce le fait que le régime du Nigeria oblige le leader chiite à être soigné par des médecins “assassins” agréés par l’Etat nigérian ou à rentrer au Nigeria dans les deux heures sans être soigné en cas de refus. Il justifie la méfiance et le refus du Sheikh El-Zakzaky par les menaces de mort qui planent sur le Sheikh depuis que ses trois enfants ont été massacrés dans une nuit de décembre 2015.

Plusieurs tentatives d’assassinat

Il rappelle dans le communiqué que le cheikh a été à plusieurs reprises victime de tentative d’assassinat de la part du gouvernement nigérian, notamment une tentative d’élimination physique, un empoisonnement en prison avec privation de soins jusqu’à ce que la justice l’y oblige. Devant tant de velléités d’assassinat, le cheikh a donc préféré ne pas être « exécuté » par des médecins aux ordres et a préféré rentrer au Nigeria sans soins. Le porte-parole dénonce l’acharnement dont est victime le Sheikh et son épouse qui est donc retourné au Nigeria.    

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