Le président camerounais Paul Biya s’est prononcé sur la crise camerounaise lors d’un discours à la nation ce mardi 10 septembre. Trois semaines après la condamnation à perpétuité de Julius Ayuk Tabe, leader des séparatistes de la minorité anglophone qui s’était autoproclamé « président » de l’Ambazonie, le président camerounais annonce la convocation d’un « grand dialogue national ».

Un dialogue national inclusif

Un grand rassemblement des filles et fils du Cameroun qui devra permettre « d’examiner les voies et moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du nord-ouest et du sud-ouest » a déclaré le président Paul Biya au cours de son allocution qui n’aura pas excédé 30 minutes. Le dialogue en question devra être convoqué rapidement avant la fin du mois et sera présidée par le premier ministre Joseph Dion Nguté originaire du sud-ouest. Le dialogue rassemblera toutes les composantes de la société camerounaise. Les discussions rassembleront tant les délégués des forces de défense et de sécurité que ceux des groupes armés, tant les représentants des victimes que ceux de la société civile camerounaise.

Le fédéralisme au centre des débats ?

L’idée d’une telle assise avait été brandie depuis plusieurs mois et s’était opposée au refus de l’exécutif qui déclarait ne pas savoir avec qui dialoguer. Paul Biya a réaffirmé à l’occasion de ce discours la souveraineté de l’Etat camerounais : « L’avenir de nos compatriotes du nord-ouest et du sud-ouest se trouve au sein de notre République. Le Cameroun restera un et indivisible. » L’opposition camerounaise a accueilli favorablement cette annonce et dit espérer que la question du fédéralisme sera au centre des débats.

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