La Cour Suprême a suspendu les sanctions contre Laurent Dhossou Zomai. Selon les informations publiées par le quotidien de service public La Nation, la haute juridiction a ordonné le sursis à l’exécution de la décision prise le 16 avril 2026 par l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) à l’encontre de l’intéressé et de son entreprise.
Par une ordonnance rendue à la suite d’un recours introduit le 4 juin 2026, la Cour suprême a jugé recevable et fondée la requête formulée par Laurent Dhossou Zomai, promoteur de l’établissement « Zom-Espace ». Celui-ci sollicitait la suspension des effets de la décision n°2026-039/Armp/Pr-Cr/Cd/Crd/Sp/Dra/Sa, qui l’excluait des procédures de passation des marchés publics pour une durée de cinq ans, tandis que son entreprise était frappée d’une interdiction de deux ans.
Dans son ordonnance, la haute juridiction a estimé qu’il y avait lieu de suspendre l’exécution de cette mesure jusqu’à ce qu’elle se prononce définitivement sur le recours en annulation introduit contre la décision de l’Armp. L’arrêt devra être notifié aux différentes parties concernées, ainsi qu’au ministre chargé de la Décentralisation et de la Gouvernance locale.
Cette décision judiciaire intervient dans un contexte particulier pour Laurent Dhossou Zomai. Nommé préfet du Zou lors du Conseil des ministres du 3 juin dernier, il devait officiellement prendre service le 5 juin à Abomey. Cependant, la cérémonie de passation de charges, annoncée et préparée depuis plusieurs jours, a été reportée à la dernière minute.
Avec l’ordonnance rendue par la Cour suprême, un obstacle majeur semble désormais levé pour le nouveau préfet du Zou. D’après les informations relayées dans La Nation, la cérémonie de passation de service pourrait finalement se tenir les 8 ou 9 juin prochains, sous réserve d’une confirmation officielle des autorités compétentes.
