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Depuis plusieurs semaines, les relations entre le gouvernement américain et le gouvernement israélien semblent plus distantes, froides, qu’à l’accoutumée. Entre rapprochement avec l’Iran et soupçons d’espionnage, Washington a visiblement opté pour une nouvelle stratégie vis-à-vis de son allié, ce qui pourrait handicaper Netanyahou à quelques jours de nouvelles élections législatives.

Vantée depuis des mois par le président Trump, la relation entretenue par les États-Unis et Israël semble être finalement moins solide que ce que nous pourrions croire. Une situation compliquée à expliquer pour le gouvernement en place, à quelques jours seulement d’un scrutin relativement important, quoique indécis. En effet, le parti de Netanyahou est loin d’être en mesure de revendiquer une victoire nette et précise, lui conférant une totale liberté dans la façon de mener sa politique. Alors que l’actuel Premier ministre tente le tout pour le tout en affirmant à qui veut l’entendre qu’il souhaite annexer une partie de la Cisjordanie, ce dernier se retrouve bien esseulé, le gouvernement américain ne s’intéressant pas franchement à cette élection.

Netanyahou, lâché par Trump ?

Autre point de discorde, le dossier iranien. Alors qu’Israël s’est toujours félicité de voir Washington se retirer de l’accord de 2015, voilà que Trump et Téhéran semblent vouloir se rapprocher. Depuis le G7 et la venue surprise de Rohani, le président américain a ouvert la porte à une rencontre avec son homologue Rohani, de quoi espérer une désescalade. Un coup de couteau dans le dos pour le Premier ministre Netanyahou, qui était persuadé d’avoir trouvé en Trump, un homme politique avec qui partager sa vision de l’Iran.

Comme ci cela n’allait pas, le média Politico a également révélé qu’Israël aurait espionné la Maison-Blanche à l’aide de capteurs. Ces capteurs auraient permis d’écouter des discussions entre le président Trump et ses conseillers. Une information tout de suite démentie par l’exécutif israélien qui a fustigé des inventions. « Nous avons une directive : aucune opération de renseignements aux États-Unis, aucun espion », a d’ailleurs affirmé Netanyahou en marge d’une visite à Moscou.

Un échec qui coute cher

L’idylle entre les deux nations auraient en fait pris fin à la suite de l’échec de Netanyahou à former une coalition à la fin du mois de mai. Le président américain, qui aime les hommes qui vont de l’avant et qui réussissent ce qu’ils entreprennent semble avoir été très déçu de voir que l’un de ses plus proches alliés n’avance qu’à petits pas. Une victoire écrasante le 17 septembre prochain pourrait toutefois permettre à Netanyahou de revenir sur le devant de la scène. Mais en est-il réellement capable ?

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