Le nombre d’universités inscrites sur la liste provisoire des établissements privés d’enseignement supérieur (Epes) agréés au Bénin, publiée il y a quelques jours, peut subir des modifications d’ici peu, à en croire le professeur Dodji Amouzouvi. Il parle entre autres, des agréments réservés et des sursis.

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« Nous avons théoriquement 29 établissements privés d’enseignement supérieur qui ont reçu l’agrément et qui sont en phase avec les textes de la République -du Bénin, ndlr-». Invité du journal de l’Ortb week-end dernier, le directeur des établissements privés d’enseignement supérieur (Depes) revient sur le point.

Au nombre de ces 29 établissements, il y a 17 qui ont renouvelé leur agrément sur les 20 qu’ils étaient l’année dernière, d’après professeur Dodji Amouzouvi. Les trois autres ont eu l’agrément réservé. « Ils pourront relever la réserve si ce qu’on leur reproche est corrigé ». A eux, neuf nouveaux établissements se sont ajoutés cette année.

« Des spécificités »

« Sur ce total il y a des spécificité » souligne l’invité. A ses dires, Il y a quatre établissements qui ont reçu l’agrément cette année avec un délai de deux ans pour leur permettre dit-t-il, « de réaliser ce qu’on leur reproche». « Il y a 14 établissements d’enseignement supérieur qui sont en sursis d’un an » ajoute-t-il. Ces derniers ont aussi un ensemble de situations à régulariser. « S’ils ne se corrigent pas, l’année prochaine on va le leur retirer » avertit le Depes.

Mais en attendant l’expiration de ce délai, d’autres écoles vont connaître peut-être le sort des 103 universités inscrites sur la liste provisoire des Epes à fermer à partir de l’année académique 2019-2020. Certains pourront par contre sortir de cette liste noire. Ils ont une semaine pour faire des réclamations. «Si les réclamations ne viennent pas remonter d’autres établissements, nous resterons sur les 29 ; si les réserves ne sont pas levées nous baisseront et nous reviendront moins de 29» résume le Depes.

Les critères

Lors de son intervention sur la chaîne nationale, le professeur Dodji Amouzouvi est revenu également sur les critères d’attribution de l’agrément. A ses dires, il n’est pas accordé lorsque le dossier est incomplet ou irrecevable c’est-à-dire, quand la filière n’a pas la durée requise pour passer l’agrément.

« Si l’inspection a été défavorable, si vous n’avez pas un seuil minimal de rentabilité par rapport à l’effectif dans la filière, si vous n’avez pas de bibliothèque physique, si vous n’avez pas d’autorisation d’enseignant à hauteur de 75%, si vous avez été condamné une fois par la justice, on ne va pas vous accorder l’agrément » a-t-il rappelé.

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2 Commentaires

  1. La création d’universités privées était devenue un jeu, un sport national. A l’instar de ce qui était observé pour les partis politiques (+ de 250 partis en 2016), certains s’amusent à multiplier les écoles supérieures privées juste pour s’enrichir au détriments des apprenants et de leurs parents. Situation favorisée par l’incurie et le désordre institués par Yayi Boni. Plus de 200 universités privées au Bénin??? C’est rageant. Il faut mettre de l’ordre. Par exemple, un seul professeur Titulaire peut etre présenté comme responsable dans plus de 30 écoles supérieures privées…Un scandale…Du balai

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