Candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2016, Daniel Edah rompt le silence et fait des recommandations au gouvernement de Patrice talon par rapport à la fermeture des frontières terrestres Nigéria- Bénin par le voisin de l’Est. L’homme du slogan «Il fera beau» avant tout relève que «le Nigéria ne refuse pas d’accueillir les produits fabriqués au Bénin mais n’est plus disposé à permettre la réexportation sur son territoire de l’importation au Bénin».
Il fait aussi remarquer que cette décision radicale des autorités nigérianes «offre à notre pays une occasion exceptionnelle d’engager, certes dans la douleur, la construction de l’économie de production et de transformation qui est l’unique voie de salut pour la création d’emplois et pour une croissance économique à la hauteur de nos défis sociaux et de notre volonté de rayonnement international». C’est pourquoi, Daniel Edah pense que le Bénin doit éviter toute communication belliqueuse officielle ou officieuse contre le gouvernement nigérian et les hommes d’affaires nigérians pour plutôt se lancer dans la production pour notre consommation locale et le marché sous-régional.
Informer le peuple béninois des démarches entreprises
Alors, il invite le gouvernement à «informer le peuple Béninois sur les démarches entreprises auprès des autorités nigérianes», à «poursuivre lesdites démarches en vue de l’obtention d’une trêve». Daniel Edah recommande au gouvernement Talon à «prendre urgemment des mesures d’accompagnement pour alléger les souffrances des entrepreneurs nationaux qui dépendent du marché nigérian».
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Le gouvernement doit aussi engager le processus de révision de la structure de notre économie actuellement dominée par la consommation de l’importation. A ce propos, il propose au président Patrice Talon «de prendre l’initiative d’une conférence économique nationale regroupant toutes les forces productives de la nation et précédée de 77 conférences économiques communales pour définir, dans une approche participative, et inclusive, de nouvelles bases économiques pour notre pays».
L’invite aux soutien de la rupture
Pour Daniel Edah, la prospérité du Bénin est tributaire de notre unité nationale et des bons rapports que nous entretenons avec nos voisins immédiats (Nigeria, Burkina Faso, Niger, Togo et les autres pays de la CEDEAO). C’est pourquoi, il invite tous les soutiens du pouvoir à saisir la gravité de la situation en faisant preuve de retenue et l’humilité pour faciliter l’implication de tous. Il en appelle aussi «à la conscience patriotique des opposants qui doivent mettre le débat partisan de côté et comprendre que les conséquences sociales incalculables de cette situation nous frapperont tous sans aucune distinction politique».
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