Au Nigeria, Lagos a pris la forme d’une ville tentaculaire. La métropole est tellement grande que, de jour comme de nuit, d’immenses bouchons s’y forment. Certains, comme Yemi Adegbola avaient beau se lever dès quatre heures du matin afin d’arriver à l’heure au travail, les véhicules s’entassaient tellement qu’il était impossible d’arriver à temps.

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Cependant, un nouveau système est en train de révolutionner les rues de la ville. En effet, certaines applications comme Oride, Gokada ou MaxOkada proposent désormais des services de taxis-motos. Un business model calqué sur celui d’Uber, qui permet à l’usager de définir son trajet, d’avoir une idée du prix qui lui, est strictement encadré et défini et surtout, d’avoir accès à un voyage sécurisé puisque les chauffeurs sont qualifiés et le port du casque est tout simplement obligatoire.

Lagos, en pleine mutation

Une petite révolution pour les millions d’habitants qui, dorénavant ont accès à un nouveau mode de transport, même si ces taxis-motos existent depuis longtemps. Mal encadrés, ces derniers étaient considérés par les habitants, comme une tentative de mise à mort plus qu’un réel moyen de locomotion. Aujourd’hui, le système est bien développé, bien encadré et défini. Résultat, les choses évoluent. Terminé les zigzags dans tous les sens et les subites accélérations, au revoir les sauts sur les trottoirs et les feux rouges qui n’existent plus. Au contraire même, les chauffeurs sont invités à respecter le code de la route.

Une demande en forte croissance

“C’est un marché ouvert dans lequel tout le monde a quelque chose à offrir. Il y a tellement d’opportunités au Nigeria” affirme Iniabasai Akpan, responsable de la firme Opay, conscient des opportunités en matière de transport qui existent au Nigeria. La preuve, le service Oride affirme avoir déjà formé pas moins de 3.000 chauffeurs rien qu’à Lagos et dans quelques autres villes du pays. Aujourd’hui la demande est donc forte, que ce soit du côté des conducteurs, que  de celui des usagers. Autres points positifs pour les conducteurs, qui ont le droit de cotiser à une assurance et qui, via un prêt sur 18 mois, peuvent devenir propriétaire de leur moto.

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