La riche région d’Essequibo, serait le nouveau point d’achoppement de la guerre politico-diplomatique que se livreraient  les deux leaders vénézuéliens, Nicolas Maduro et Juan Guaido. La région riche toujours sujette à dispute avec la Guyana, et riche en pétrole, aurait fait l’objet selon des proches du président désavoué, de transactions commerciales par les offices du président autoproclamé. Ce jeudi donc, Maduro appelait la justice de son pays à inculper, Guaido pour «trahison à la patrie »

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« Juan Guaido, ce bandit, ce traître à la patrie… »

C’était dans un solennel discours à la Nation ce jeudi que le président Maduro aurait demandé à la Justice de son pays de se saisir de l’affaire de la région d’Essequibo et d’inculper l’opposant Juan Guaido “ce bandit, ce traitre” pour trahison.  Car en une dispute longue de plusieurs années et pas encore tranchée, Caracas voudrait étendre ses revendications territoriales à la région d’Essequibo, située dans le bassin de la rivière du même nom et qui constituerait une partie importante du territoire guyanien.

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Seulement, la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, publiait jeudi un enregistrement audio de Vanessa Neumann, la chargée de mission britannique de Juan Guaido, datant d’un mois et discutant de la question territoriale avec un des conseillers du député, Manuel Avendaño.

Dans le prétendu enregistrement, Neumann aurait affirmé qu’après avoir discuté avec le bureau britannique des affaires étrangères et du Commonwealth, elle recommanderait à l’opposition d’abandonner le sujet de la revendication du Venezuela sur le territoire d‘Essequibo afin d’obtenir le soutien politique de Londres. La Guyana étant membre du Commonwealth britannique. Ce qui permettrait ainsi à Exxon Mobil, une société pétrolière et gazière américaine d’y débuter une exploitation pétrolifère de 120 000 b / j de brut dès mars 2020.

En réponse à ces accusations, le ministre présumé des affaires étrangères de Guaido, Julio Borges, aurait rappelé au gouvernement du président Nicolas Maduro que c’est lui qui avait « renoncé à l’Essequibo » en refusant de défendre les intérêts du pays dans le dossier concernant la région devant la Cour internationale de Justice.

La région d’Essequibo, riche en ressources naturelles, les plus grandes réserves de pétrole intactes du monde selon les experts, est revendiquée à la fois par la Guyana et le Venezuela ; le différend ayant été soumis à l’arbitrage de la Cour internationale de Justice depuis Janvier 2018.

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