Alors qu’entre l’Iran et l’Arabie Saoudite règne une véritable tension, la situation pourrait rapidement prendre un virage inattendu. En effet, alors que Riyad accuse Téhéran d’être derrière l’attaque contre deux de ses installations pétrolières, le Royaume d’Arabie Saoudite aurait accepté de participer à une réunion avec l’Iran.

Sous l’impulsion du Premier ministre irakien Adel Abdel-Mehdi, qui a entamé une médiation entre les deux nations, Iran et Arabie Saoudite pourraient vite se rencontrer autour d’une table afin de discuter des récents événements, mais aussi et surtout, se mettre d’accord sur les façons d’agir afin d’empêcher une nouvelle escalade inutile dans la région. Autre point important, Riyad et Téhéran pourraient également parvenir à un accord sur la guerre au Yémen.

Riyad s’ouvre aux négociations

Afin de parvenir à ses fins, Adel Abdel-Mehdi s’est entretenu avec le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane du côté de Riyad. Prônant la désescalade et le dialogue, ce dernier a tenu à mettre en garde, affirmant qu’une guerre entre la coalition américano-saoudienne et l’Iran pourrait plonger l’économie mondiale dans sa période la plus sombre. « Une solution politique est largement préférable à une solution militaire », a pour sa part ajouté le prince héritier.

Une rencontre de ce type semble donc ainsi envisageable d’autant qu’elle apparaît bien moins difficile à organiser qu’une table ronde avec le gouvernement américain. En effet, sur le plan politique, Riyad semble plus à même de trouver un terrain d’entente avec son voisin iranien. La récente attaque contre les deux sites pétroliers saoudiens semble d’ailleurs avoir poussé le gouvernement saoudien à revoir sa position. Vulnérable et ne pouvant pas vraiment compter sur les États-Unis, l’Arabie Saoudite semble donc avoir choisi l’ouverture et le dialogue.

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Un changement de stratégie notable

Une volonté d’apaisement saluée par Téhéran et Ali Larijani, président du Parlement. En outre, cette décision pourrait également pousser le partenaire américain à envisager une nouvelle stratégie. Le départ du belliqueux John Bolton et l’ouverture apparente de Riyad peuvent avoir pour conséquence un apaisement de la politique américaine contre l’Iran.

Suffisant pour que de nouvelles négociations aient lieu ? Pour le moment, difficile à croire. Il y a quelques jours, du côté de New York, Hassan Rohani a refusé de discuter avec Donald Trump, affirmant qu’il ne le ferait que le jour ou les sanctions imposées à l’encontre de l’Iran seront levées.

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2 Commentaires

  1. C’est normal. Quand les Houtis font plus de 2000 prisonniers saoudiens. Il faut baisser le ton pour sauver les vies les plus importantes. Peut-être qu’il y a le fils d’un prince très cher parmis les otages. Autrement leur mort ne dérangerait en rien la couronne.

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