PHOTO ALEXEI NIKOLSKYI/K/KREMLIN/REUTERS

Les choses semblent se préciser et se compliquer pour les séparatistes kurdes en Syrie. Alors que la Turquie de plus en plus en plus véhémente serait en passe de réaliser ses menaces, les séparatistes kurdes appelleraient de tous leurs vœux que la médiation russe promise se concrétise. Ce mercredi encore, la ‘’présidence’’ de la région kurde en Syrie, disait espérer que « Moscou jouera le rôle de garant » du dialogue.

Un médiateur de la dernière chance pour les kurdes

Alors que lundi, le ministre russe des affaires étrangères rencontraient les autorités de la région du Kurdistan, Serguei Lavrov, aurait selon Fawzi Hariri, chef de cabinet de la présidence de la région du Kurdistan, assuré comprendre les préoccupations kurdes. Un soutien de taille pour les anciens alliés américains dans sa lutte contre l’Etat Islamique.

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La Russie étant allié stratégique à la fois avec Damas et Ankara, elle était assurément plus à même d’empêcher Erdogan de poursuivre dans ses velléités offensives. De fait, la Russie étant déjà de loin la plus grande puissance étrangère opérant en Syrie avec une coopération militaire renforcée entre Moscow et Damas, une opération turque prévue pour “éliminer” les forces kurdes de la zone frontalière avec le nord-est de la Syrie pourrait donner à Poutine une chance d’étendre son influence , et occuper les espaces que les américains avaient fait mine d’abandonner.

Une chose serait certaine selon les observateurs et notamment pour les kurdes de la région de Rojava, une enclave dans le nord-est de la Syrie, la Russie avait bien des cartes en main et pouvait empêcher l’hécatombe; même si selon Ankara , son opération militaire ne serait que pour « contribuer à la paix et à la stabilité en Syrie et ouvrir la voie au processus politique dans le pays ».

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