Ph : Ron sachs/ NEWSCOM/SIPA

Critiqué par le monde entier pour avoir ouvert la porte du nord-est de la Syrie à l’armée turque, le président Trump tente de se défendre par tous les moyens. Problème, ce dernier ne semble pas en mesure d’offrir des arguments valables à la communauté internationale, qui lui reproche d’avoir abandonné les Kurdes à leur propre sort.

Interrogé mercredi, au sujet de la possibilité de voir Washington s’allier avec les Kurdes qui les ont fortement aidé dans la lutte contre Daesh, le président Trump a estimé que cela n’était pas vraiment possible. Selon lui, les Kurdes se battaient actuellement pour leur terre. En outre, Washington a déjà subvenu à de nombreux besoins, que ce soit en matière de munitions, d’armes ou d’argent. « Ceci étant dit, nous aimons les Kurdes », a-t-il conclu, rappelant également que les Kurdes n’avaient pas aidé les Américains en Normandie, lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les Kurdes n’étaient pas la en Normandie

Hier, la Turquie a lancé une série d’opérations dans le nord-est de la Syrie afin de réduire à néant les forces kurdes, qu’elle considère comme terroriste. Alliés des Occidentaux, les Kurdes ont longtemps œuvré contre le groupe État islamique. Toutefois, le président Trump a décidé de retirer ses troupes de la région, elles qui étaient le dernier rempart contre une offensive turque. 

Syrie : cette nouvelle offensive de Daesh qui a de quoi inquiéter

Trump prévient Erdogan

S’il a affirmé qu’il n’interviendrait pas militairement dans la région, Trump a toutefois mis la Turquie en garde, affirmant que si Erdogan n’agissait pas de manière rationnelle et humaine dans la région, l’économie turque en pâtirait. « S’il le fait de manière injuste, il paiera un énorme prix économique. J’anéantirai leur économie si cela arrive ». Quelques heures après la première incartade turque, 11 personnes avaient déjà trouvé la mort, dont 8 civils.

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