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L’aviation est dans la tourmente depuis qu’en 2018, une  jeune activiste adolescente écologiste lançait le flygskam ou la honte du transport par aviation. Des baisses significatives de trafic et donc de revenus, aurait depuis cette date, impacté l’économie aérienne. Suffisamment en tous cas pour que l’Association internationale du transport aérien (IATA), s’inquiète de cet état de chose  et tente par des campagnes de sensibilisation d’en minimiser l’impact.

Une industrie en danger

Selon les observateurs, en Europe, où le flygskam,  aurait eu une plus grande résonance, il aurait été observé un recul du trafic passagers partant de 6,7  % en 2218 pour tomber à 4,3  % au premier semestre 2019.

En août déjà , lors du festival mondial de l’aviation à Londres, Sir Tim Clark, président de ‘’Emirates’’, une compagnie aérienne basée à Dubaï, a fait savoir que l’industrie de l’aéronef devrait mieux communiquer avec le grand public sur les efforts nécessaires pour réduire les émissions de dioxyde de carbone et limiter l’empreinte climatique négative. « Nous devons démontrer que nous ne sommes pas les méchants » se serait-il exprimé.

Un sentiment partagé par le directeur général de l’IATA, Alexandre de Juniac pour qui la montée du sentiment anti-aviation au cours des derniers mois, en particulier en Europe, constituait « un défi immédiat pour nos efforts visant à accroître les bénéfices de l’aviation, tout en assumant nos responsabilités en matière de climat ».

Du coup pour l’Association commerciale, il était important de mener un campagne d’envergure aux fins de faire comprendre que les compagnies aériennes étaient résolument engagées dans la lutte contre le réchauffement climatiques et qu’en réalité, les émissions en dioxyde de carbone de l’aviation ne représenteraient que «  2% des émissions mondiales ».

Ce lundi, encore à Maurice, au cours de la 51ème assemblée générale annuelle de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), M. de Juniac, avait fait comprendre que le ‘’flygskam’’ ou la tendance à rendre le transport aérien socialement inacceptable en raison de émission en carbone, «pourrait être un facteur de ralentissement de la croissance à l’avenir». Surtout qu’en Afrique, l’aviation représentait une activité économique de 55,8 milliards de dollars et 6,2 millions d’emplois.

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