Photo d'illustration : des migrants

L’ONU soupçonne les Emirats arabes unis d’avoir prêté mains fortes aux troupes du général Khalifa Haftar pour bombarder un camp de migrants en Libye. C’est du moins ce qu’il convient de retenir d’une publication de la chaîne arabe de la BBC. Citant un rapport jusque-là confidentiel présenté ce mercredi au Conseil de Sécurité des Nations Unies, le média fait observer que des mirages 2000-9 étaient utilisés.

53 morts et 130 blessés

Deux bases aériennes libyennes ont été ciblées. Il s’agit notamment de : Jufra et al-Khadim. Même si ce rapport ne reste pas très affirmatif, il signale cependant qu’il y a une forte possibilité que les troupes du général Khalifa Haftar aient pu bénéficier du soutien aérien d’un pays étranger. Les Emirats arabes unis qui soutiennent ouvertement les troupes opposées aux GNA sont en ligne de mire.

L’attaque qui s’est produite juillet contre un centre de détention de migrants en Libye a fait 53 morts et 130 blessés. Les victimes de cette attaque étaient pour la plupart des candidats à l’immigration clandestine. Ils venaient pour la grande majorité de l’Afrique subsaharienne. Suite à l’attaque, Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a évoqué la possibilité qu’elle soit considérée comme « un crime de guerre ».

Des voix s’élèvent déjà pour déplorer la possibilité que les Emirats arabes unis puissent prendre part à cette attaque. Certains réclament une enquête au plus haut niveau pour clarifier la situation. Rappelons que le général Haftar qui ne reconnait pas l’autorité du gouvernement d’union nationale qui siège à Tripoli avait lancé des offensives contre l’entité dirigée par  Fayez al-Sarraj.

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