De retour de la Syrie où il serait allé faire la guerre sainte, le Français d’origine tchétchène Khassanbeck Tourchaev était en prison depuis 2015. Celui qu’on surnommait le « sniper de Daech » vient d’écoper de 10 ans de prison pour avoir pris part à des combats en Syrie et aidé à la formation des tireurs d’élites et des poseurs d’explosifs du Daech. C’est d’ailleurs ce qui lui aurait valu ce surnom de « sniper de Daech ».

Agé de 49 ans, polygame convaincu et père de plusieurs enfants, il avait quitté la France pour rallier la Syrie où il était resté deux ou trois mois entre 2013 et 2014. Si l’homme reconnaît bien être allé en Syrie, il réfute avoir pris part aux combats et dit s’y être rendu pour retrouver ses frères. Il est aussi accusé d’avoir été « émir » d’un groupe djihadiste, au sein de l’Emirat du Caucase qui fait partie du Front islamique. Il reconnaît avoir été « émir » juste pour deux semaines pour remplacer un émir mort au front et seulement parce qu’il était le plus âgé du groupe.

Des faits difficiles à établir

L’avocat général avait lui-même reconnu qu’il était difficile d’établir les faits dans ce dossier et qu’il était quasiment impossible de déterminer à quel moment il s’est rendu en Syrie et combien de temps il y a fait. C’est d’ailleurs ce qui explique la peine relativement acceptable du djihadiste qui a donc été condamné de 10 ans de prison avec une sûreté des deux tiers. 

Fini avec la Syrie !

L’avocat de Khassanbek Tourchaev Me Riché a mis en avant la condition dorée de son client dans son enfance, son père ayant été ministre en Tchétchénie dans les années 90. L’accusé quant à lui, estime en avoir fini avec la Syrie et vise désormais un objectif : rejoindre ses femmes et enfants.

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