La commission électorale indépendante (CEI) chargée de l’organisation des élections présidentielles d’Octobre 2020 en Côte d’Ivoire depuis sa mise en place, continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. En effet, des partis d’opposition estiment que la commission dans sa configuration actuelle n’est pas en mesure d’organiser des élections libres et transparentes. Selon le président du PDCI-RDA (Parti démocratique de Côte d’Ivoire) Henri Konan Bédié, cette CEI est ‘’confligène’’.

De même au cours d’une sortie médiatique ce vendredi 29 novembre, le professeur Maurice Kakou Guikahué, numéro 2 du PDCI-RDA a critiqué la CEI dans sa configuration pointant du doigt la non prise en compte des recommandations de l’arrêté de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CAfDHP) portant sur la modification de de la CEI.

”Pas de retour en arrière”

Face à toutes ses contestions, le président de la république Alassane Ouattara, au terme de sa visite dans la région du Hambol au nord centre de la Côte d’Ivoire a affirmé que cette commission présidée par Coulibaly Kuibiert Ibrahime, également président du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix) va belle et bien organiser les présidentielles d’Octobre 2020. A en croire le président de la république qui s’est montré ferme, il n’y aura « pas de retour en arrière sur quelques sujets que ce soit ».

Selon lui, le gouvernement a effectué plusieurs propositions et des échanges pendant 6 mois avec les formations politiques avant que le projet de loi ne soit envoyé à l’Assemblée nationale pour adoption. Après l’adoption du projet de loi sur la CEI par l’Assemblée nationale, le  gouvernement en a fait mention à l’Union africaine (UA). Cette CEI d’après le président de la république respecte les proportions comparée à celle qui a organisé la présidentielle de 2015.

Des conditions pour sa candidature

Notons qu’au cours de sa visite dans la région qui a duré 4 jours, le président a exprimé son désir de procéder à la modification de la loi fondamentale du pays dont l’objectif n’est pas comme le pensent beaucoup, d’empêcher des gens de candidater à la présidentielle de 2020.

Il a affirmé également qu’il va déposer sa candidature pour ces élections si les anciens présidents Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié décident de se présenter eux-aussi.

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