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La situation sécuritaire qui prévaut dans le nord-ouest du Cameroun a encore fait parler d’elle. En effet, hier dimanche 1er décembre 2019, alors qu’un avion de la compagnie aérienne camerounaise Camair-co ayant pris départ de Douala pour Bamenda, chef-lieu de la région du nord-ouest s’apprêtait à atterir, des balles ont été tirés sur l’appareil.

Fort heureusement, l’incident n’a pas fait de victimes. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, la compagnie a informé le public que l’appareil avait reçu quelques tirs d’armes à feu, quand il s’apprêtait à atterrir à l’aéroport de Bamenda à Bafut. Elle a ajouté qu’aucune perte en vie humaine n’a été constatée.

Pas de détails sur le lieu de provenance des tirs

Camair-co a fait savoir que malgré les multiples impacts de balles sur le fuselage de l’appareil, « la bravoure du commandant de bord » a permis à l’avion de se poser sans encombre. Cependant, la compagnie aérienne n’a pas donné plus de détails concernant le lieu à partir duquel, les balles ont été tirées.

Notons que cette région du Cameroun est depuis deux années, le lieu de plusieurs affrontements entre les séparatistes anglophones et les forces de l’ordre. La situation avait été évoquée par l’opposant au régime du président camerounais Paul Biya, Maurice Kamto.

Des élections boycottées

Au cours d’une conférence de presse, le 25 novembre 2019, il avait indiqué que le fait d’organiser des élections sans au préalable pacifier les régions du sud-ouest et du nord-ouest camerounais, signifiait que les camerounais vivants dans ces localités n’étaient pas citoyens du pays. Maurice Kamto avait à cette occasion décidé de boycotter les élections municipales et législatives.

La situation sécuritaire avait également amené le principal parti d’opposition camerounais Social Democratic Front (SFD) à annoncer le jeudi dernier qu’il ne participerait pas aux élections législatives qui devraient se tenir en février 2020. Pour rappel, la crise dans la région du nord-ouest camerounais avait selon les ONG, occasionné au-delà de 3000 morts et plus de 700 000 déplacés.

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1 COMMENTAIRE

  1. La france cherche encore un remplaçant pour Biya!
    Si le peuple camerounais ne prend pas vite ses responsabilités, le chaos va perdurer.
    Et la sécession n’est pas la meilleure solution.

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