Ingérence en Biélorussie : Poutine recadre Macron

En Biélorussie, la crise sociale s’amplifie avec des milliers de manifestants qui ont pris la rue pour réclamer le départ d’Alexandre Loukachenko. Dès le lendemain du 10 aout dernier, des manifestations de masse ont secoué la Biélorussie après l’annonce par les autorités étatiques de la nouvelle victoire aux présidentielles d’Alexandre Loukachenko au pouvoir depuis 26 ans. La répression des forces de sécurité avait été immédiate et brutale.

Au point de voir la communauté internationale évoquer des fraudes électorales et mettre en doute la légitimité de la victoire du président sortant. Mais pour la Russie, allié traditionnel du pays, et pour Vladimir Poutine, Alexandre Loukachenko était le nouveau président de la Biélorussie, et toutes actions visant à soutenir les revendications des manifestants étaient une ingérence « dans la politique intérieure du pays ». Une position que le président russe avait réitéré, ce mercredi lors de sa communication avec son homologue français, Emmanuel Macron.

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Une ingérence « inacceptable » selon Moscou

Aux premières heures de la crise, la France avait été parmi les premières nations à appeler Loukachenko à plus de mesure dans la gestion de la crise sociale induite par la contestation de sa victoire aux dernières élections.  In intervention qui avait d’ailleurs valu à Macron, une remarque cinglante de Loukachenko, lui demandant de bien vouloir en finir avec ses « gilets jaunes » avant de se tourner vers sa crise à lui.

Mais à la suite de Macron, l’UE avait également condamné Minsk ; et Loukachenko de plus en plus isolé en avait appelé à Moscou. Récemment encore le président français, rencontrait lors d’une visite en Lituanie, la cheffe de fille de l’opposition en Biélorussie, Svetlana Guéorguievna Tikhanovskaïa. La femme politique de 38 ans s’était aux premières heures de la crise, exilée dans ce pays voisin.

Un mouvement qui avait fort déplu à Vladimir Poutine. Ce mercredi, lors d’une communication téléphonique avec le président Macron, le président russe évoquait une « tentative d’interférence dans les affaires intérieures d’un Etat souverain ». Pour Poutine,  les velléités de médiation du président français étaient hautement tendancieuses, voire « inacceptables ».

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