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Sénégal: Ousmane Sonko avertit la France concernant les relations avec l’Afrique

Ousmane Sonko n’est plus à présenter, le natif de Thiès est l’une des personnalités les plus influentes du paysage politique sénégalais. D’aucuns pensent qu’il donne des insomnies au régime en place à cause de sa cote de popularité qui est actuellement au zénith auprès de l’opinion publique sénégalaise. Récemment invité sur le média BBC News Afrique, Ousmane Sonko s’est exprimé sur les relations entre la France et l’Afrique. En ce qui concerne le Sénégal, Ousmane Sonko a réaffirmé que le pays de la Teranga n’est le pré-carré d’aucun État.

D’après l’homme politique, la France doit réactualiser sa politique en Afrique, car les mentalités ne sont plus les mêmes et les jeunes maîtrisent de plus en plus les questions de géostratégies et de politique internationale. Le leader du Pastef affirme que la vision et le ton paternaliste qui avaient le vent en poupe à l’époque des indépendances ne peut plus passer dans l’Afrique d’aujourd’hui. L’opposant sénégalais a pris exemple sur la Centrafrique, le Mali, le Burkina Faso. « Nous sommes ouverts à travailler avec tout le monde. Nous sommes contre personne, ni pour personne. Nous sommes pour nous-mêmes d’abord. Toute relation a besoin de réactualisation de temps en temps. Si la France l’a compris, il y aura de très belles perspectives. » a laissé entendre l’opposant sénégalais.

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Durant son entretien avec BBC News Afrique, Ousmane Sonko s’est aussi appesanti sur l’élection présidentielle sénégalaise de 2024 et la possibilité pour Macky Sall de se présenter pour un 3e mandat. Sonko a indiqué qu’il sera bel et bien candidat comme le souhaite le peuple et d’ajouter que Macky Sall est dans l’obligation de se conformer à la constitution qui est une émanation du peuple. Il y a quelques jours, Ousmane Sonko avait été interpellé de manière spectaculaire à Dakar par la gendarmerie.

L’incident avait eu lieu peu après le face à face au niveau de la justice entre l’opposant et Mame Mbaye Niang. Alors qu’il était sur le chemin du retour de son domicile dans sa voiture, le chef de file du Pastef a été débarqué manu militari par les gendarmes. Ces derniers l’ont ramené de force chez lui à bord d’une voiture de la gendarmerie. Les images de cet évènement avaient alors fait le tour des réseaux sociaux, toute chose qui a renforcé la cote de popularité de l’opposant.

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