Alzheimer : la graisse abdominale pourrait favoriser la maladie

La graisse abdominale, souvent négligée, semble jouer un rôle crucial dans le développement précoce de la maladie d’Alzheimer. Des recherches récentes révèlent que l’inflammation causée par la graisse viscérale pourrait être un facteur déclenchant des premiers stades de cette maladie neurodégénérative, longtemps avant l’apparition des symptômes. Ces découvertes, s’appuyant sur des images cérébrales, établissent un lien direct entre l’excès de graisse abdominale et la dégradation cognitive.

Selon une étude récente, les individus quadragénaires et quinquagénaires présentant un taux élevé de graisse abdominale cachée auraient une concentration accrue d’une protéine anormale, l’amyloïde, dans des zones cérébrales souvent associées aux premiers stades de la maladie d’Alzheimer. L’accumulation de plaques amyloïdes dans le cerveau est l’un des principaux indicateurs de cette affection, précédant souvent l’apparition de dégénérescences neurofibrillaires. Cette étude met également en évidence une corrélation entre la graisse viscérale et l’atrophie cérébrale, en particulier dans l’hippocampe, un centre clé de la mémoire.

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Le lien entre la graisse viscérale et l’inflammation révèle des différences selon le sexe. Les hommes semblent avoir une relation plus marquée entre la graisse abdominale et l’accumulation d’amyloïde comparativement aux femmes. Ces observations sont d’autant plus pertinentes que les hommes possèdent généralement plus de graisse viscérale. De plus, une atrophie cérébrale et une inflammation étendue des voies de la matière blanche ont été observées chez les individus ayant une quantité importante de graisse viscérale, soulignant la nécessité d’une communication efficace entre les différentes parties du cerveau et le reste du système nerveux.

La graisse abdominale se distingue de la graisse sous-cutanée, laquelle constitue la majeure partie de la graisse corporelle. La graisse viscérale, située derrière les muscles abdominaux, entoure les organes vitaux et est plus métaboliquement active. Elle envoie des signaux pouvant déclencher une résistance à l’insuline et d’autres problèmes de santé. Cette résistance à l’insuline, souvent accélérée par la graisse viscérale, peut conduire à une inflammation favorisant le dépôt d’amyloïde, un marqueur clé de la maladie d’Alzheimer.

Heureusement, il existe des moyens de combattre cette graisse nocive. La graisse viscérale répond bien au régime alimentaire et à l’exercice physique. Des études montrent qu’une alimentation saine, combinée à un entraînement régulier incluant des exercices de renforcement musculaire et des séances de cardio moins intenses, peut réduire efficacement la graisse viscérale. La réduction de la consommation d’aliments ultra-transformés, le contrôle des portions alimentaires, et la limitation de la consommation d’alcool et de produits laitiers riches en graisses saturées sont également conseillés. En outre, un sommeil suffisant est essentiel, car le manque de sommeil est lié à des niveaux accrus d’amyloïde dans le cerveau.

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