Romans-sur-Isère : en France, Darmanin veut éviter l’embrasement

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a lancé un appel à la fermeté suite aux troubles survenus à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, après la tragique mort de Thomas, un lycéen de 16 ans poignardé lors d’un bal à Crépol. Plusieurs dizaines de militants de la mouvance identitaire se sont rassemblés dans cette ville voisine de Crépol, où certains suspects sont originaires. Face à cette situation, le ministre a mobilisé les préfets et les forces de l’ordre pour prévenir de tels rassemblements et actions violentes.

Ces rassemblements violents, organisés par des militants d’extrême droite, ont suscité une vive réaction du gouvernement. Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, a mis en garde contre le risque d’un basculement de la société, soulignant que la justice devait rendre justice et que la violence ne pouvait être la réponse. Neuf suspects ont déjà été mis en examen, notamment pour « meurtre en bande organisée », un crime passible de la perpétuité.

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Un risque d’affrontements entre camps opposés

« Dans ce contexte dont les groupes d’ultradroite comme d’ultragauche se saisissent pour troubler l’ordre public, il est indispensable que l’ensemble des services (…) demeurent pleinement mobilisés afin de prévenir tout attroupement ou [toute] manifestation non déclarée visant à mener des actions violentes contre les personnes et les biens. » a affirmé M. Darmanin

Les autorités ont été alertées à l’avance de la menace de rassemblement d’ultradroite à Romans-sur-Isère. Environ 80 membres de cette mouvance ont tenté de pénétrer dans un quartier de la ville, provoquant des affrontements avec les forces de l’ordre. Vingt-quatre personnes ont été placées en garde à vue suite à ces violences.

L’incident a coïncidé avec la mise en examen de neuf suspects dans l’affaire de la mort de Thomas. Ces jeunes sont accusés d’avoir participé aux violences ayant entraîné le décès du lycéen. Parmi eux, trois mineurs sont poursuivis pour « meurtre en bande organisée », « tentatives de meurtre » et « violences volontaires commises en réunion« . Six d’entre eux ont été placés en détention provisoire.

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Volonté de se venger

Malgré l’apaisement de la situation, un nouveau rassemblement de l’ultradroite a eu lieu dans le centre-ville de Romans-sur-Isère. La trentaine de membres de la mouvance a réclamé « Justice pour Thomas » sous l’étroite surveillance des forces de l’ordre, sans incident majeur.

Le gouvernement français, conscient de la montée de la violence et de la polarisation de la société, a promis une mobilisation totale pour garantir la sécurité des citoyens. Les autorités restent vigilantes face à de telles situations, cherchant à éviter tout nouvel embrasement.

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