Taro : le superaliment méconnu aux multiples vertus

Le taro, ce tubercule originaire d’Asie, a su traverser les frontières pour s’établir comme une culture populaire en Afrique, notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, à Madagascar et en République Centrafricaine, entre autres régions du globe. Cet aliment, issu de la plante Colocasia esculenta, a une longue histoire, ayant été cultivé pour la première fois en Afrique, en Égypte. Désigné sous différentes appellations telles que « Kudubbadé », « diabéré », ou encore « makani », le taro est bien ancré dans les traditions culinaires et culturelles de diverses régions du continent.

En Asie, le taro jouit d’une popularité bien établie, et sa présence dans les plats familiaux africains témoigne de ses vertus nutritives. Ce tubercule, de forme ronde ou allongée, provient d’une plante aux dimensions considérables, arborant des feuilles d’un vert clair, lisses, et brillantes, pouvant atteindre une longueur de 50 à 60 cm. Sa récolte intervient environ 8 à 9 mois après sa plantation, et sa caractéristique distinctive se trouve dans sa peau fine, d’une teinte marron foncé, la distinguant de la patate douce ou du manioc.

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En termes de nutriments, le taro se révèle être un aliment riche en bienfaits pour la santé. Il renferme une abondance de fibres, de vitamines C, B1 et B2, ainsi que des minéraux tels que le phosphore, le calcium et le fer. Cette richesse nutritionnelle en fait un allié précieux pour l’organisme, lui conférant des propriétés anti-anémiques, anti-faim et antioxydantes, comme l’indique une nutritionniste. Les protéines présentes dans le taro jouent un rôle significatif dans le maintien de la satiété.

Leur digestion lente contribue à réduire les fringales intempestives, en faisant de ce tubercule un aliment apprécié dans le cadre d’une démarche de perte de poids. De plus, la consommation régulière de taro est associée à une diminution du risque de développer le diabète, ce qui en fait un élément précieux pour une alimentation saine et équilibrée. En régulant la glycémie, le taro prévient également les baisses brutales de sucre dans le sang, réduisant ainsi les envies de grignotage, faisant de lui un allié précieux pour ceux et celles soucieux de leur santé et de leur ligne.

Outre son attrait gustatif dans la gastronomie asiatique, le taro est plébiscité pour ses vertus minceur. De plus, le taro a la particularité de gonfler au contact de l’eau dans l’estomac, ce qui renforce rapidement cette impression de plénitude. Ce tubercule présente l’avantage d’être peu calorique et faible en matières grasses, avec environ 112 calories et 0,11 g de lipides pour 100 g de taro.

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