Nucléaire: le 1er projet d’un célèbre milliardaire en service d’ici 2030

En 2030, une révolution dans le domaine de l’énergie nucléaire pourrait bien voir le jour avec le lancement de la première mini-centrale nucléaire de Bill Gates aux États-Unis. Ce projet, porté par le milliardaire américain depuis 2006, baptisé Natrium, devrait être opérationnel à Kemmerer, dans l’État du Wyoming. TerraPower, la start-up fondée par Gates, mise sur l’utilisation du sodium pour refroidir ces mini-réacteurs, une innovation qui promet des centrales à la fois moins coûteuses et trois fois plus petites que les modèles actuels.

Ce concept novateur pourrait bien représenter l’avenir du nucléaire. En effet, TerraPower n’est pas seule sur cette voie, avec près de 70 projets de mini-réacteurs similaires en cours d’étude à travers le monde, dont certains en France. Cette tendance émerge alors qu’une vingtaine de pays, dont Dubaï, appellent à augmenter les capacités de production d’énergie nucléaire à l’échelle mondiale. Cela soulève ainsi la question cruciale : ces mini-centrales sont-elles la réponse aux besoins énergétiques croissants tout en limitant l’empreinte environnementale ?

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Les avantages avancés par TerraPower pour ces mini-centrales résident dans leur conception et leur fonctionnement. En effet, la réduction significative de la quantité de matériaux utilisés pour leur construction, tels que le béton, l’acier, les câbles électriques et les tuyaux, simplifie grandement le processus de construction et réduit la demande en main-d’œuvre. Le PDG de TerraPower, Chris Levesque, souligne également que la récupération de la chaleur produite par ces réacteurs permettra une utilisation plus efficiente de l’énergie, minimisant ainsi les pertes énergétiques.

Ce projet marque une évolution dans le secteur nucléaire américain, caractérisé par une recherche constante de solutions novatrices pour dépasser les modèles de réacteurs antérieurs, coûteux et complexes à construire. En effet, de nombreuses entreprises du pays aspirent à développer des centrales à échelle réduite, basées sur le modèle actuel mais en les adaptant pour les rendre plus accessibles, économiques et rapides à mettre en place.

Cependant, malgré ces avancées prometteuses, des questions demeurent quant à la sécurité, à la gestion des déchets et à l’acceptabilité sociale de ces nouvelles mini-centrales nucléaires. La perception du nucléaire dans l’opinion publique reste un défi majeur pour cette transition vers ces nouveaux modèles.

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En outre, bien que ces mini-réacteurs promettent une réduction significative des coûts de construction, il est essentiel de s’assurer que ces économies ne se font pas au détriment de la sûreté et de l’environnement.

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