Pékin réagit après le retrait italien de ce projet de 2 000 milliards $

L’Italie a récemment suscité un remous en annonçant son retrait du projet colossal des Nouvelles Routes de la soie initié par la Chine. Ce plan pharaonique, estimé à 2 000 milliards de dollars, avait pour objectif de renforcer les échanges commerciaux entre l’Asie, l’Europe et l’Afrique en érigeant des infrastructures telles que des ports, des voies ferrées, des aéroports et des parcs industriels. Cette décision a entraîné une réaction vive de la part de Pékin, qualifiant de « dénigrement » toute critique envers ce partenariat controversé.

Face à ce retrait italien, Pékin a affiché une position ferme, exprimant son opposition catégorique envers toute forme de dénigrement ou d’affaiblissement de la coopération entourant les Nouvelles Routes de la soie. Wang Wenbin, porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, a souligné lors d’un briefing régulier la volonté de la Chine de s’opposer à la confrontation et à la division, affirmant ainsi la nécessité de préserver cette forme de coopération d’envergure mondiale.

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Bien que le porte-parole n’ait pas commenté directement la décision italienne, il a rappelé que plus de 150 pays étaient impliqués dans ce projet colossal, faisant valoir qu’il s’agit de « la plus grande plateforme de coopération dans le monde« . Cette prise de position vise à mettre en lumière l’ampleur et l’importance stratégique que revêt ce projet d’envergure internationale initié en 2013 sous l’impulsion du président chinois Xi Jinping.

Le retrait de l’Italie de cet accord avec la Chine, quatre ans après son adhésion, a été révélé par une source au sein du gouvernement de Giorgia Meloni. Cette décision, longtemps attendue et transmise à Pékin il y a quelques jours, s’accompagne d’une volonté déclarée de Rome de maintenir des canaux ouverts pour le dialogue politique, comme l’a souligné une source gouvernementale dans des déclarations rapportées par plusieurs médias internationaux.

Toutefois, sans confirmer directement ce retrait, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a exprimé la volonté de l’Italie de « relancer le partenariat stratégique » avec Pékin.

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