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Respect des droits humains : encore du chemin pour le Bénin

Célébrée le 10 décembre de chaque année, l’édition de l’année 2023 de la journée mondiale des droits humains est basée sur le thème : ‹‹ Liberté, égalité et justice pour tous ››. Laquelle édition coïncide avec les 75 ans de la déclaration universelle des droits de l’Homme qui a été adoptée en décembre 1948 par l’Organisation des Nations-unies.

Selon le président de la Commission béninoise des droits de l’Homme, Clément Capo-Chichi, le Bénin n’atteint pas encore la perfection en matière du respect des droits de l’Homme. Il a encore du chemin, notamment en matière de condition carcérale, sans oublier la liberté de presse et le code du numérique. Le président de la Commission béninoise des droits de l’homme trouve que le Bénin doit poursuivre les efforts qu’il a déjà engagés et faire des réformes, par exemple sur l’amélioration des conditions de vie carcérale.

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En effet, le code de l’hygiène du Bénin en son article 59 dispose que dans les centres de détention, un lit individuel et une literie appropriée sont mis à la disposition de chaque détenu. Le lit et la literie sont entretenus et renouvelés de manière à en entretenir la propreté. ‹‹ Ce qui n’est pas fait. Il n’y a pas de lit individuel. Justement parce que la population carcérale au niveau du Bénin fait plus de 250% par rapport à la norme. Nous avons une capacité de 6500 places. Mais nous avons une population carcérale qui atteint plus de 15.000 ou 16.000 à l’heure où je vous parle ››, a-t-il déclaré au microphone de la radio nationale. En matière des droits de l’Enfant et de la Femme, des efforts ont été fournis mais, il en reste encore.

‹‹ C’est à bon droit que nous constatons les efforts importants qui ont été accomplis par notre pays, par son gouvernement qui vise à renforcer ne serait-ce que les mesures législatives en faveur de la protection des droits de la Femme, des droits des Enfants, des droits des personnes handicapées, des droits des personnes âgées, mais aussi des droits des personnes déplacées internes, ainsi que des droits des réfugiés, des droits des travailleurs migrants ››, a dit Clément Capo-chichi. Il n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction quant au code de la nationalité adoptée en novembre 2022. Il estime que ce nouveau code de la nationalité marque un tournant très important pour la promotion du genre. Parce que désormais, la femme peut donner sa nationalité à son enfant. ‹‹ Jusqu’à une date récente, la nationalité béninoise n’était acquise que par le biais du père ››, a-t-il rappelé. Il faut noter que parmi les 258 recommandations faites au Bénin après l’examen périodique universel des droits humains, neuf sont encore à améliorer.

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