Après la Russie, l’Iran fournit des armes à ce pays

Depuis plusieurs années, une coopération militaire étroite entre l’Iran et le Venezuela est manifeste, marquée notamment par la fourniture d’armes diverses. Les récents exercices militaires déclenchés par le président vénézuélien près de la frontière avec le Guyana ne font que mettre en lumière cette collaboration. La présence de bateaux militaires iraniens dans une base navale vénézuélienne fin décembre a attiré l’attention sur cette alliance. Parmi ces équipements, on recense des bateaux de combat Zolfaghar, des drones de reconnaissance et d’attaque ainsi qu’une variété de missiles et de roquettes.

Cette relation stratégique entre Téhéran et Caracas remonte aux mandats respectifs de Hugo Chávez et de Mahmoud Ahmadinejad, tous deux hostiles aux États-Unis et orientés vers des politiques populistes. Elle s’est consolidée à partir de 2005, et les premières livraisons d’armes iraniennes au Venezuela remontent à 2008. Depuis lors, cette coopération n’a cessé de s’intensifier, avec l’apport par l’Iran de divers types d’armements, allant des bateaux Zolfaghar aux drones de reconnaissance ANSU-200, ANSU-100 et ANSU. Cette diversité d’armes démontre l’étendue des échanges entre les deux nations.

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Parmi les équipements fournis, on retrouve des drones dont la conception est inspirée de modèles américains, tels que le Shahed 161, ou de la famille Simorgh. Ces drones, adaptés par le Venezuela, vont du drone de reconnaissance ANSU-200 au drone d’attaque ANSU-100, dérivé du Mohajer-2 iranien. Outre ces drones, le Venezuela a également reçu le Mohajer-6, un drone polyvalent de reconnaissance et d’attaque.

La fourniture de missiles et de roquettes a également été une composante majeure de cette coopération. Le Venezuela a été équipé du Nasr, un missile de croisière antinavire iranien à courte portée, en plus de roquettes comme le Fajr-1, inspiré de modèles chinois des années 1960. Le Ghaem-1, une bombe miniature intelligente conçue par l’Iran, a également été fourni au Venezuela, renforçant ainsi les capacités offensives de son arsenal.

Cette alliance militaire irano-vénézuélienne soulève des préoccupations géopolitiques, notamment concernant la stabilité dans la région. La tension entre le Venezuela et le Guyana pour le contrôle de l’Essequibo s’est accentuée ces derniers mois, et la présence d’armes avancées, fournies par l’Iran, pourrait aggraver la situation, malgré les déclarations officielles des deux pays de ne pas recourir à la force.

Une réponse

  1. Avatar de Le Baikal
    Le Baikal

    C’est extraordinaire pour un pays qui ne cesse de subir des sanctions de la part des États Unis . Depuis 1979, l’iran ne fait que vivre et se développer face aux sanctions . Extraordinaire comme pays qui se construit dans une totale isolation vis à vis de l’occident , aujourd’hui on présente l’Iran comme un grand pays dans le domaine militaire.
    Les relations sont à rechercher parmi les pays hostiles aux États Unis et ils sont nombreux.

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