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3e mandat au Bénin : Bertin Koovi n’a pas violé la constitution, selon la Cour

La Cour constitutionnelle rend sa décision sur un recours du sieur Noël Olivier Koko formé contre Bertin Koovi, acteur politique. Dans une requête en date du 4 octobre 2022, le requérant a estimé que Bertin Koovi a violé la constitution pour avoir demandé au président Patrice Talon dans un audio devenu viral sur les réseaux sociaux de réviser la constitution, ce qui lui permettra de briguer un 3e mandat. Selon le requérant, cette invite de l’ex-opposant au régime en place viole les articles 23, 34 et 36 de la Constitution.

« En suggérant un troisième mandat au président de la République, monsieur Bertin COOVI met en cause l’ordre constitutionnel en vigueur », argumente Noël Olivier Koko. Ces propos constituent également une violation du code électoral qui a fixé une période pour la campagne électorale. Le requérant a demandé à la Cour de déclarer les propos de Bertin Koovi contraires à la Constitution, en ses articles 23, 34 et 36 tout en se référant aux décisions DCC 06-128 du 27 septembre 2006, DCC 14-156 du 19 août 2014 et DCC 18-228 du 15 novembre 2018.

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Après examen de la requête, la Cour a déclaré que les propos tenus par le sieur Bertin Koovi invitant le président Talon à briguer un troisième mandat, ne constituent pas une violation de la Constitution. C’est à travers une décision rendue le 18 janvier 2024. Selon les sages de la plus haute juridiction, ces propos « relèvent de spéculations intellectuelles (…), de vœux pieux exprimés par un citoyen ». En clair, cette invite de Bertin Koovi n’a pas la teneur des déclarations incitant à une remise en cause de l’ordre constitutionnel établi, martelé la Cour.

Il faut rappeler le président de l’Alliance Iroko et désormais membre du parti Bloc Républicain (BR) reçu dans l’émission « Cartes sur table » de Océan Fm, avait aussi émis le souhait que le Président de la République du Bénin, Patrice Talon fasse un 3ème mandat. Entre autres raisons évoquées par l’acteur politique, l’actuel Chef de l’Etat béninois fait bien le travail et est dans une dynamique où il ne pourra pas terminer en 2026 l’œuvre exaltante qu’il a commencée depuis son accession au pouvoir en 2016.

Bertin Koovi avait souhaité un troisième mandat pour Patrice Talon parce qu’il fait bien.  Son vœu le plus cher était que le Chef de l’Etat accepte d’avoir un autre mandat en 2026. Bertin Koovi veut que la Constitution béninoise soit encore révisée. « Il faut que notre Constitution soit revue car, selon lui, elle n’est pas le Coran, ni la Bible », avait-il déclaré. Il avait même sollicité auprès du peuple béninois lors des élections législatives du dimanche 08 janvier 2023 de donner au Bloc Républicain les deux tiers des députés à l’Assemblée nationale afin qu’ils puissent aligner la Constitution sur les conditions qui les préoccupent.

2 réponses

  1. Avatar de The Atlantean
    The Atlantean

    « Bertin Koovi n’a pas violé la constitution, selon la Cour »
    À quelle institution de droits avez-vous eu vos diplômes de droits? Je ne suis pas un Avocat, et je trouve que les propos de Bertin Koovi sont anti-constitutionnels. Personnellement, je vous lance ce défi:  » Si vous n’êtes pas capable d’interprèter correctement la Constitution dans toutes ses applications, je vous demande tous de jeter vos robe noires au feu, et habillez-vous d’une soutane, car Bertin Koovi a violé la Constitution et mérite d’être jugé comme tel, car sa suggestion a donné vie ou naissance au grand débat politique qui se joue présentement au parlement. Bandes de faux-types, faux juges Constitutionnels. Vous êtes une honte pour la nation autant que vous êtes, ainsi tous vous acceptez volontiers les tractations en cours pour un troisième mandant de Talon. Shame on you!

  2. Avatar de Tchité
    Tchité

    Les chantres du troisième mandat à l’école de Ouattara et Macky . Tout pouvoir à une fin comme toute vie l’a aussi. D’autres ont pris ces voies avant eux tout confiants en leurs éternité au pouvoir (Ali Bongo, Mobutu etc). Ils partiront avec leurs misères un jour.

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