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Bénin : le code électoral ne garantit ni la liberté ni la transparence, selon la Fcbe

Alain Adihou

Les changements apportés au nouveau code électoral adopté par les députés de la 9e législature ont fait réagir la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Pour le parti d’opposition, « le code électoral nouvellement voté aggrave l’exclusion et ne garantit ni la transparence, ni la liberté, ni la crédibilité des élections générales de 2026 ». C’est à travers une déclaration de presse lue par Alain Adihou, conseiller politique du Parti Fcbe le vendredi 8 mars 2024. « Les premières informations recueillies après ce vote ne sont pas de nature à garantir des élections libres, inclusives et transparentes ni à préserver la paix et la cohésion nationale », alerte le parti.

Tirant leçon de la crise socio-politique que traverse le Bénin depuis 2019 relativement à l’organisation des élections, la Fcbe de Paul Hounkpè, dans sa déclaration, a indiqué avoir tiré sur la sonnette d’alarme au lendemain des législatives de 2023, en invitant les institutions impliquées dans le processus électoral « à prendre des dispositions pour des élections inclusives, crédibles, transparentes et pacifiques en 2026 ».  Pour le parti d’opposition, cela doit forcément passer par la correction des lois à polémique et controversées.

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Pour la correction de ces lois, le parti Fcbe dit avoir fait des propositions qui n’ont pas été prises en compte, précise la déclaration. Selon le SEN Paul Hounkpè et le bureau politique du parti cauris, l’adoption du nouveau code électoral « menace l’équité, la paix et la cohésion nationale ». Eu égard à cette inquiétude, le parti Fcbe invite le président Patrice Talon à demander avant toute promulgation, une seconde lecture du code. Quant à la Cour constitutionnelle, « le parti FCBE invite les sept sages à purement et simplement rejeter ce code ».

Si pour certains partis d’opposition et la plateforme électorale des organisations de la société civile, le nouveau code électoral est exclusif voire crisogène et appellent le président Patrice Talon à ne pas la promulguer en l’état, le gouvernement pense le contraire. Pour Wilfried Léandre Houngbédji, le porte-parole du gouvernement, ce code est bel et bien inclusif. Au cours de sa rencontre hebdomadaire avec la presse, il a fait observer que les partis UP-R, BR et LD remplissent tous, les conditions pour avoir leur candidat pour la présidentielle de 2026 au terme du code électoral amendé par les députés de la 9e législature.

« Le seuil de 15% du collège électoral a été fait pour tenir compte de l’existant. Puisque tous ceux sont là aujourd’hui ont au moins les 15% du collège des parrains, maires et/ou députés compris… », explique l’ancien journaliste de La Nation. Il va poursuivre en soulignant que l’élection présidentielle de 2026 est ouverte aussi bien à l’opposition qu’aux partis qui soutiennent les actions du Chef de l’Etat, Patrice Talon.

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