Internet : une panne majeure frappe plusieurs pays africains

Une perturbation sans précédent de l’accès à internet s’est abattue sur une large portion de l’Afrique, affectant significativement des pays en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Des incidents signalés tôt jeudi ont entraîné des coupures massives, laissant les populations et les secteurs économiques dans une situation précaire. L’origine de ces perturbations demeure incertaine, suscitant inquiétudes et conjectures parmi les experts et les utilisateurs.

Les données fournies par Netblocks, un observatoire de l’internet, soulignent l’ampleur de l’incident, avec des pays comme la Côte d’Ivoire, le Libéria, le Bénin, le Ghana et le Burkina Faso particulièrement touchés. Ces pannes sont attribuées à des dysfonctionnements de câbles sous-marins, essentiels pour la connectivité de ces régions au réseau mondial. Cloudflare Radar a également rapporté des perturbations notables, suggérant un problème d’envergure régionale.

Publicité

L’impact s’est étendu au-delà des frontières nationales, perturbant divers services allant de la communication à l’administration, provoquant un ralentissement notable des activités économiques. Des entreprises et des services gouvernementaux se trouvent paralysés, soulignant l’importance critique de la connectivité internet dans le fonctionnement quotidien des sociétés contemporaines. En Côte d’Ivoire, la situation est particulièrement préoccupante.

Les deux principaux opérateurs, Orange CI et MTN, ont signalé une interruption complète de leurs services dès le matin, laissant des millions de personnes sans accès à internet. Seul Moov Africa, le troisième opérateur, a réussi à maintenir une connexion limitée, offrant un maigre répit à certains usagers. Les premières indications suggèrent qu’un câble sous-marin endommagé pourrait être à l’origine de cette vaste coupure. Un communiqué d’Orange Côte d’Ivoire a révélé qu’un « incident technique » avait compromis leurs services, promettant des efforts pour un rétablissement rapide.

Cette situation a révélé la vulnérabilité des infrastructures numériques en Afrique, soulignant la nécessité d’investissements accrus dans la résilience et la sécurité des réseaux. Alors que les efforts pour rétablir la connexion se poursuivent, les conséquences économiques commencent à se faire sentir. Les pertes pour l’économie nationale pourraient être considérables, surtout pour les secteurs dépendant fortement de l’internet. Cet incident rappelle l’importance vitale de l’internet dans le monde moderne et les défis auxquels sont confrontés de nombreuses régions pour maintenir une connectivité fiable et sécurisée.

Une réponse

  1. Avatar de Le Baikal
    Le Baikal

    Dans le monde parallèle qui s’appelle la Russie , les choses sont très claires , on ne veut pas dépendre de la Silicon Valley. La Russie est en effet l’un des seuls pays à disposer d’un écosystème presque complet de plates-formes et de services indépendants de ceux de la Silicon Valley, fondés par des Russes et régis par le droit russe. Tandis qu’une part significative de la population mondiale utilise quotidiennement Google, Amazon, Facebook et Apple (GAFA), sans recours possible à des équivalents locaux crédibles, les Russes et leurs voisins ont le choix entre les géants californiens et ce qu’il est convenu d’appeler le Runet : le segment russophone du Net et les services qui le composent. Yandex jouit d’une popularité deux fois supérieure à celle de son concurrent Google, tandis que VKontakte, équivalent de Facebook, est, de très loin, le premier site consulté dans le pays. Cette situation unique dans le monde, constitue un sérieux atout pour Moscou, dont la position en matière de gouvernance du Web s’est considérablement renforcée depuis les révélations de Edward Snowden sur les écoutes pratiquées par l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine.
    Dans le cyberespace comme ailleurs, la diplomatie russe considère la souveraineté comme la valeur ultime des relations internationales ; elle s’affiche comme une puissance prête à tout mettre en œuvre pour limiter les tentatives d’ingérence et d’espionnage, en particulier américaines.
    L’Afrique doit suivre la position de la Russie.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité