S’il est tué par l’Iran, Trump espère que les USA vont raser le pays

Donald Trump ( Photo : AP)

En janvier 2020, le monde entier retenait son souffle suite à l’élimination du général iranien Qassem Soleimani par une frappe de drone américaine ordonnée par Donald Trump. Cette action audacieuse avait provoqué une onde de choc dans les relations internationales, poussant l’Iran à promettre une vengeance contre les États-Unis et leur président. Quatre ans plus tard, cette menace passée refait surface dans le discours politique, ravivant les tensions entre Washington et Téhéran.

Dans une déclaration fracassante publiée sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a récemment exprimé son souhait que l’Amérique « anéantisse » l’Iran et le « supprime de la surface de la Terre » si les autorités iraniennes venaient à l’assassiner. Ces propos incendiaires font suite aux déclarations du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou devant le Congrès américain, évoquant une menace iranienne visant à éliminer l’ancien président américain.

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Une rhétorique enflammée aux conséquences imprévisibles

Les paroles de Trump ne font qu’exacerber les tensions latentes entre les États-Unis et l’Iran. En qualifiant de « lâches sans courage » les dirigeants américains qui ne riposteraient pas à son éventuel assassinat, l’ancien président cherche à maintenir la pression sur l’administration actuelle et à se positionner comme le défenseur inflexible des intérêts américains face à ce qu’il perçoit comme une menace iranienne.

Cette posture va bien au-delà d’une simple réaction à une menace personnelle. Elle reflète une vision géopolitique où la démonstration de puissance prime sur la diplomatie et la négociation. En appelant à la destruction totale d’un pays de plus de 80 millions d’habitants, Trump soulève des questions éthiques et stratégiques majeures sur la proportionnalité de la réponse à une agression hypothétique, même si elle était dirigée contre un ancien chef d’État.

L’ombre persistante de l’affaire Soleimani

La crise actuelle fait écho à l’assassinat de Qassem Soleimani, figure emblématique du régime iranien et architecte de sa politique d’influence régionale. Sa mort avait alors été présentée par l’administration Trump comme un coup décisif porté au terrorisme international, mais elle avait aussi considérablement accru les risques d’une confrontation directe entre les États-Unis et l’Iran.

Les déclarations de Nétanyahou et la réaction de Trump montrent que l’incident Soleimani continue d’influencer le discours politique, même si l’Iran n’a pas réitéré ses menaces depuis l’époque. Les services de renseignement américains auraient reçu des informations concernant un possible complot iranien contre Trump, ce qui a conduit à un renforcement de sa protection. Cependant, l’Iran rejette ces accusations, les qualifiant de « malveillantes » et niant toute implication dans un projet d’assassinat.

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Cette situation met en lumière la complexité des relations entre les États-Unis et l’Iran, où chaque déclaration est scrutée et interprétée à travers le prisme de décennies d’hostilité mutuelle. La rhétorique explosive de Trump, loin d’apaiser les tensions, risque d’enfermer les deux pays dans une spirale de provocations verbales, rendant chaque jour plus difficile la perspective d’un dialogue constructif.

Alors que le monde fait face à de multiples crises, la possibilité d’un conflit ouvert entre les États-Unis et l’Iran reste une préoccupation majeure pour la stabilité internationale. Les propos de Trump, bien qu’ils puissent être perçus comme une démonstration de force par ses partisans, soulignent la fragilité de l’équilibre géopolitique actuel et les dangers inhérents à une diplomatie basée sur l’intimidation et la menace de destruction mutuelle.

La réaction de l’ancien président américain à une menace qui n’a pas été réitérée officiellement par l’Iran depuis 2020 pose également la question de l’instrumentalisation politique de tensions internationales. Dans un contexte électoral américain de plus en plus tendu, ces déclarations pourraient être interprétées comme une tentative de raviver un sentiment de menace extérieure pour galvaniser une base électorale.

8 réponses

  1. Avatar de Le Baikal
    Le Baikal

    Au moins il a le sens d’avertir , mais il ne comprend pas l’Iran dnaujourd’hui . Trump n’est pas un va t en guerre , il pose le problème sans pouvoir le résoudre . D’ailleurs son dernier mandant reste un ensemble de néant politique , juste des effets d’annonces.

    1. Avatar de Le Baikal
      Le Baikal

      La photo reste symbolique d’un individu , pas du tout boxeur, mais d’une grande gueule et la grande gueule ne mord jamais.

      1. Avatar de Sid
        Sid

        Trump n’est pas qu’une grande gueule, c’est un macho extrêmement suceptible, capable de n’importe quoi si on le moque ou l’humilie.

        Bojo, le bouffon britiche, a rencontré Trump. Résultat, Mike Pompeo, acolyte du taré US parle d’un plan d’aide à l’Ukraine de 500 milliards, de nouvelles sanctions et de la permission de tirer sur tout ce qui bouge en Russie !

        Pas sûr que les Russes restent sans bouger ! Trump ferait mieux d’écouter ses conseillers militaires plutôt que le clown anglais.

  2. Avatar de Ker(f)
    Ker(f)

    Trump est un parfait crétin. Heureusement la majorité des décideurs américains sont capables d’abstraction. Que ce type soit tué, l’Iran continuera à exister.

  3. Avatar de Chamsoudine Athoumani
    Chamsoudine Athoumani

    il faudrait bien que ce salaud de Trump arrive au pouvoir pour vivre en live une ou des escalades militaires dans le monde . il faudrait bien que Poutine lui refait gagner les élections pour revivre une rétrogradation politique, économique, et financière des Etats Unis.

  4. Avatar de Souleiman
    Souleiman

    Les valeurs de l’Amérique, la démocratie, le pacifisme … balablabla
    Ces américains sont des enfants qui jouent avec des armes de grandes personnes.
    Des fous dingues avec le QI d’un enfant de 5 ans

  5. Avatar de Aziz le sultan
    Aziz le sultan

    Les peuples… sont des concentrés de contradictions..
    Les peuples..pris comme entité…est très fort…mais aussi très faible..
    Le peuple allemand fut abusé.. psychologiquement.. mentalement en 33…il a payé le prix….
    Comme en 2016.. nous avons subit..les mêmes abus
    Aujourd’hui..on se plaint
    Non .non…on doit payer le prix de nos choix

  6. Avatar de Sid
    Sid

    Ca commence bien !
    Trump est un marchand de béton. La diplomatie, c’est pas son truc !
    Son arrivée à la présidence des USA alors que c’est à 2 doigts de péter partout, c’est pas une bonne nouvelle

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