Le Maroc confirme son ambition de renforcer son secteur minier en misant sur l’argent, un métal précieux aux multiples usages industriels. Avec le soutien de la compagnie canadienne Aya Gold & Silver, le pays se prépare à une expansion sans précédent dans l’exploitation de ce minerai. L’objectif est clair : tripler la production d’argent d’ici 2025, en passant de 1,65 million d’onces extraites en 2024 à une fourchette comprise entre 5 et 5,3 millions d’onces.
Située dans la région de l’Anti-Atlas, la mine de Zgounder constitue le cœur de cette ambitieuse montée en puissance. Opérée par Aya Gold & Silver, elle fait l’objet d’importants investissements visant à maximiser son rendement. En 2024, l’entreprise a finalisé l’installation d’une nouvelle usine de traitement, permettant d’augmenter considérablement les capacités de transformation du minerai extrait.
Dans les mois à venir, l’objectif est d’atteindre un rythme de production de 3 000 tonnes de minerai traitées par jour, soit une capacité bien supérieure à celle des années précédentes. Ce développement marque une étape clé pour la mine de Zgounder, qui devient ainsi l’un des sites les plus performants du continent africain en matière de production d’argent. À travers ce projet, le Maroc ambitionne de renforcer son positionnement sur le marché mondial des métaux précieux et d’attirer davantage d’investissements étrangers dans son secteur minier.
L’exploitation de l’argent ne représente pas seulement une opportunité économique pour le Maroc, mais aussi une stratégie de diversification de ses ressources minières. Alors que le pays est déjà un acteur incontournable dans le domaine des phosphates, il cherche à capitaliser sur d’autres richesses de son sous-sol afin d’augmenter ses revenus et de renforcer son indépendance économique.
L’argent est un métal essentiel pour de nombreuses industries, notamment celles des technologies, de l’électronique et des énergies renouvelables. Son importance croissante sur le marché mondial en fait une ressource stratégique pour les années à venir. En augmentant sa production, le Maroc pourrait ainsi capter une part plus importante de la demande internationale et se positionner comme un fournisseur clé pour divers secteurs industriels.
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