Nucléaire: Face à Trump, l’Iran menace de revoir sa doctrine

© Carlos Barria, Reuters

Les relations entre l’Iran et l’Occident sont marquées depuis plusieurs décennies par une méfiance réciproque, nourrie par des différends géopolitiques et des enjeux liés au programme nucléaire iranien. Depuis la révolution islamique de 1979, Téhéran et les capitales occidentales, notamment Washington, ont oscillé entre tensions, sanctions et tentatives de négociation. L’accord de Vienne de 2015, conclu après des années de discussions, avait temporairement réduit ces tensions en encadrant le programme nucléaire iranien en échange d’une levée partielle des sanctions. Toutefois, le retrait unilatéral des États-Unis sous la présidence de Donald Trump en 2018 a ravivé les hostilités, entraînant une montée des pressions et des menaces réciproques.

Dans ce contexte de tensions persistantes, l’Iran laisse entendre qu’il pourrait revoir sa position sur la question nucléaire en réponse aux menaces américaines. Ali Larijani, proche conseiller du guide suprême iranien, a averti que son pays pourrait être contraint d’acquérir l’arme nucléaire si les États-Unis venaient à mener des bombardements sur son territoire. Cette déclaration, faite le 31 mars lors d’un entretien télévisé, s’inscrit dans une escalade verbale marquée par les déclarations du président américain Donald Trump. Ce dernier a réaffirmé que, faute d’un accord, Washington pourrait recourir à des frappes contre l’Iran.

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L’Iran a toujours rejeté les accusations occidentales selon lesquelles son programme nucléaire viserait des objectifs militaires. Officiellement, Téhéran affirme que ses recherches nucléaires servent uniquement des fins civiles, notamment la production d’énergie. Cependant, la pression exercée par les États-Unis pourrait modifier cet équilibre, selon Ali Larijani. Celui-ci insiste sur le fait que l’opinion publique iranienne pourrait exiger un changement stratégique si la sécurité du pays venait à être menacée par des attaques militaires.

Dans la même ligne, le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis une « riposte ferme » en cas d’agression. S’exprimant à l’occasion de la fin du ramadan, il a dénoncé les menaces américaines tout en affirmant que toute attaque contre l’Iran entraînerait une réponse proportionnée. Ce discours s’inscrit dans une volonté de dissuasion face aux pressions exercées par Washington.

L’ambassadeur iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, a également réagi en adressant une lettre au Conseil de sécurité des Nations unies, dénonçant les déclarations américaines comme des « provocations bellicistes ». Il a rappelé que l’Iran se réserve le droit de répondre de manière « rapide et décisive » à toute agression, qu’elle émane directement des États-Unis ou de leurs alliés régionaux.

Une réponse

  1. Avatar de Dingo
    Dingo

    Faut qu’il se calme, le canard Donald. Il est occupé de foutre la m… partout … il s’est vu trop beau

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