À quelques semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations au Maroc, l’ambiance commence déjà à monter sur les réseaux sociaux. Un message publié par un internaute sénégalais a déclenché une vague de réactions, relançant le traditionnel jeu de provocations qui accompagne souvent les grandes compétitions africaines. En quelques heures, le ton s’est durci entre supporters, bien avant que le premier ballon ne soit joué.
Trash-talk sur le palmarès du pays hôte
À l’origine de la polémique, un tweet à caractère humoristique mettant en scène une métaphore sur l’armoire à trophées de la sélection marocaine. Le message, présenté par son auteur comme une plaisanterie relevant du trash-talk footballistique, fait allusion au palmarès continental du Maroc, vainqueur de la CAN une seule fois, en 1976. L’image utilisée suggère que les trophées, peu nombreux et anciens, auraient accumulé une épaisse couche de poussière avec le temps.
Ce type de provocation, fréquent dans les échanges entre supporters africains, s’appuie sur l’histoire sportive pour alimenter la rivalité. Le tweet a rapidement circulé, atteignant trois millions de vues, et a suscité des réponses contrastées. Certains y voient une simple moquerie sans gravité, d’autres dénoncent une attaque déplacée à l’approche d’un tournoi organisé par le pays visé.
Sénégal, Maroc et montée des rivalités numériques avant la CAN
La séquence rappelle les tensions verbales observées lors de la précédente CAN, où les réseaux sociaux avaient servi de terrain d’affrontement permanent entre communautés de supporters. Cette dynamique semble se reproduire à l’approche de l’édition marocaine, avec une amplification liée à la visibilité accrue des plateformes numériques.
Le succès sportif récent du Maroc, notamment sur la scène mondiale, et le statut du Sénégal comme champion continental en titre alimentent ces échanges. Chaque camp mobilise arguments, chiffres et symboles pour affirmer sa suprématie, transformant les réseaux sociaux en espace de rivalité parallèle à la compétition sportive.
Si ces échanges restent, pour l’essentiel, confinés au registre de l’humour et de la provocation verbale, ils témoignent de l’intensité émotionnelle qui entoure la CAN. À mesure que le tournoi approche, ce climat numérique pourrait encore s’intensifier, faisant des réseaux sociaux un avant-goût de la confrontation sportive attendue sur les terrains marocains.



