Armement : le J-36 chinois aura une capacité inédite

La rivalité entre Washington et Pékin dans le domaine de l’aviation militaire atteint des sommets inédits. Les États-Unis, forts de leurs F-22 Raptor et F-35 Lightning II, ont longtemps dominé le segment des chasseurs furtifs. Mais la Chine rattrape son retard à grande vitesse. Avec le J-20 déjà opérationnel et le J-35 récemment certifié pour les opérations sur porte-avions, l’empire du Milieu bouscule désormais l’hégémonie américaine. Et un nouvel appareil pourrait redistribuer les cartes : le J-36, chasseur de sixième génération dont les capacités annoncées surprennent les observateurs.

Le J-36 et sa technologie d’appontage révolutionnaire en conditions extrêmes

Des chercheurs chinois ont développé un système permettant à cet appareil d’apponter sur un porte-avions même lorsque la mer est déchaînée. Les simulations réalisées ont soumis le J-36 à des vagues atteignant près de six mètres de hauteur, soit des conditions maritimes particulièrement hostiles. Malgré les mouvements du pont et les turbulences générées par le sillage du navire, l’avion est parvenu à se poser avec précision.

Cette prouesse repose sur un système baptisé contrôle direct de la force, une technologie empruntée à la robotique de pointe. Contrairement aux méthodes conventionnelles qui s’appuient sur des bases de données aérodynamiques préétablies, ce dispositif ajuste en temps réel la position des gouvernes. L’appareil s’adapte ainsi instantanément aux conditions changeantes, sans dépendre de modèles théoriques souvent inadaptés aux situations réelles d’appontage.

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Une architecture furtive qui complique les manœuvres pour l’aviation navale chinoise

Le J-36 arbore une silhouette singulière. Sa configuration en aile volante, dépourvue d’empennage arrière, évoque la forme d’une feuille de ginkgo selon certains analystes. Cette architecture triangulaire réduit considérablement sa signature radar, un atout majeur pour un chasseur furtif de nouvelle génération. L’appareil se distingue également par sa motorisation triple, une caractéristique rare dans l’aviation militaire moderne, qui lui confère une poussée importante et une autonomie étendue.

Toutefois, cette conception optimisée pour la furtivité complique singulièrement le pilotage. L’absence de stabilisateurs horizontaux rend le contrôle de l’assiette particulièrement délicat, surtout lors des phases d’approche sur une plateforme mobile. Poser un avion classique sur un porte-avions relève déjà de l’exercice de haute voltige. Pour un appareil sans queue, la difficulté est décuplée.

Si ce programme aboutit, la marine chinoise disposerait d’un avantage tactique considérable. Elle pourrait projeter sa puissance aérienne furtive depuis ses porte-avions y compris lorsque les conditions météorologiques interdiraient toute opération à ses adversaires. En mer de Chine méridionale et dans l’océan Indien, régions fréquemment balayées par des typhons et des houles puissantes, une telle capacité modifierait sensiblement les calculs stratégiques des autres puissances maritimes.

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