La Cour constitutionnelle a validé les résultats définitifs des législatives du 11 janvier 2026. Les chiffres confirment ceux publiés par la Céna quelques jours plus tôt. Un enseignement domine toutefois l’analyse : la nouvelle absence du parti d’opposition Les Démocrates (LD) de l’Assemblée nationale.
Sur le plan arithmétique, la formation ne disparaît pas du paysage électoral. Elle figure parmi les trois partis ayant franchi le seuil national de 10 % des suffrages, aux côtés de l’Union progressiste le renouveau (UPR) et du Bloc républicain (BR). Mais le système électoral béninois combine ce seuil national avec une exigence territoriale : obtenir au moins 20 % des voix dans chacune des 24 circonscriptions pour tous les partis n’ayant pas conclu d’accord. C’est à ce niveau que LD échoue, ce qui l’exclut de toute représentation parlementaire.
L’enjeu dépasse la seule perte de sièges. Sans députés, le parti se trouve privé d’une tribune institutionnelle importante, d’un levier d’influence sur la production législative et d’un accès direct à des mécanismes déterminants pour les échéances nationales, notamment le parrainage présidentiel.
La séquence qui s’ouvre s’inscrit dans la durée. Écarté de la gestion du pouvoir pour un cycle politique estimé à sept ans, le parti pourra, à l’issue de cette période, se présenter de nouveau aux élections municipales et législatives. En revanche, l’élection présidentielle lui restera hors de portée faute de parrains issus d’institutions électives. Sans élus en nombre suffisant, le verrou institutionnel demeure fermé.
À plus long terme, un horizon théorique se dessine. Le parti ne pourrait envisager un retour dans la course présidentielle qu’à l’échéance de 2040, à condition de réussir, dès les cycles électoraux intermédiaires, à obtenir les 28 parrains requis pour valider une candidature. Autrement dit, la reconstruction passerait d’abord par une reconquête méthodique des ancrages locaux et législatifs.
Ce contexte pose une série de défis internes. Un parti absent des institutions pendant plusieurs années s’expose à l’érosion militante, à la démobilisation de ses cadres territoriaux et à des tensions liées aux repositionnements individuels. Les figures nationales peuvent conserver une visibilité politique, mais sans relais électifs, la structuration du terrain devient plus complexe.
Reste aussi l’épreuve de la fidélité électorale. Le score national obtenu par LD montre l’existence d’un socle réel. Toutefois, un électorat qui ne voit pas son vote se traduire en représentation peut se lasser ou se rediriger vers des formations perçues comme plus influentes dans le jeu institutionnel.
Les Démocrates entrent ainsi dans une phase d’endurance politique. Leur avenir dépendra moins des arènes parlementaires, désormais fermées, que de leur capacité à maintenir la cohésion interne, à occuper l’espace public et à reconstruire patiemment une implantation territoriale. Plus qu’une simple traversée du désert, c’est un cycle de recomposition stratégique qui s’ouvre pour le principal parti d’opposition.

Où est Eric HOUNDETE???? Il a disparu, ou bien il est aussi au repos sanitaire?
Le parti LD va traverser une longue traversée du désert, si rien ne change dans les dispositions actuelles du pays.
Et c’est là que nous allons connaître les vrais combattants de la liberté.
Il va falloir que WADAGNI fasse un référendum sur les institutions politiques du Bénin pour nous débarrasser de ce Sénat inapproprié qui est une insulte à l’intelligence collective du peuple béninois.
Aucun pays démocratique ne fonctionne comme son mentor s’apprête à lui légué. Cet héritage sera difficile à défendre si on est intellectuellement honnête, et politiquement crédible. Le Bénin mérite mieux.
sonagnon..il faut sortir des illusions
Il n a jamais eu des cadeaux en politique dans ce pays..ni de morale et d éthique
Maga..aho..apity..ne se sont jamais fait des cadeaux encore moins le prpb
kim.a utilisé intelligemment..les forces en sa possession pour éliminer ses adversaires
Demain si la situation change..ils vont subir.. aussi..et c’est comme ça.. puisque nous n avons pas inventé..un autre système du vivre ensemble
De toute façon..moi.. j’ ai jamais cru en la démocratie libérale occidentale..qu on nous impose..
Moi dans ma vie je n’attends de cadeaux de personne. Mais ce que j’exige et le combat qui est le mien,c’est que les règles du jeu soient les mêmes pour tous et que les principes qui fondent notre pays soient respectés.
Ils violent la constitution allègrement et donnent des leçons de légalité c’est ça qui est inconcevable pour moi .
Le Bénin sous la rupture est devenu un pays moyenâgeux en terme de respect des principes élémentaires du droit. C’est indigne de la réputation de notre pays.
A l’extérieur nous nous faisons respecter par la rigueur dans notre travail. Pourquoi au pays, ce serait un pays de non droit?
nulle part ..les règles de jeu.. sont respectées
C est le plus fort qui dicte la règle de jeu
Usa.. Israel.. Russie.. respectent ils les règles de jeu…
Sors de tes rêves d un monde.. idéal..
Ça n existe pas..et ça été comme ça depuis la nuit des temps
Les végétaux..les animaux..se gèrent comme ça
Le plus faible doit disparaitre pour laisser la place au plus fort..et c est une partie de la dialectique des choses
Les relations entre États sont encore basées sur les rapports de force.
Mais à l’intérieur des États, je peux affirmer sans risque de me tromper que le droit existe. Surtout en Europe,et plus particulièrement dans les États du nord de l’Europe.
Même en France où je vis, la justice française dit le droit.
Si non demandez à Nicolas Sarkozy et Marine Lepen si la justice existe en France.
Respectez les textes qui existent, c’est tout ce qu’on demande. C’est le minimum pour se dire humain.
Le conseil constitutionnel en France n’est pas la honte que Dorothé Sossa dirige. C’est indigne du Bénin