Le culturiste brésilien Arlindo de Souza, célèbre pour ses biceps démesurés de 73 centimètres obtenus par des injections d’huile minérale, s’est éteint le 13 janvier 2026 à Recife, dans l’État du Pernambuco. Hospitalisé depuis décembre pour des complications rénales, l’homme de 55 ans a succombé après une défaillance de plusieurs organes. Sa disparition relance le débat sur les pratiques extrêmes de modification corporelle dans le monde du culturisme. Originaire du quartier d’Águas Compridas à Olinda, ce maçon de profession avait acquis une notoriété internationale au milieu des années 2010.
Insuffisance rénale et défaillance multi-organes au Pernambuco
La trajectoire médicale qui a conduit au décès d’Arlindo de Souza s’est accélérée durant les fêtes de fin d’année. Selon les témoignages recueillis auprès de son neveu Denis Gomes de Luna, le premier rein du quinquagénaire a cessé de fonctionner avant que le second ne lâche aux alentours de Noël. Une accumulation de liquide dans les poumons a ensuite provoqué un arrêt cardiaque, survenu avant même que l’équipe médicale de l’hôpital Otávio de Freitas ne puisse entamer un traitement par hémodialyse. Les praticiens en charge du dossier estiment que la cause du décès réside dans une défaillance généralisée de plusieurs organes vitaux, bien que le certificat officiel n’ait pas encore été délivré au moment de l’annonce publique de sa mort.
L’homme que les médias avaient baptisé « Popeye brésilien » en référence au célèbre personnage de dessin animé résidait seul avec sa grand-mère âgée, dont la famille a choisi de différer l’annonce du décès en raison de sa santé fragile. Célibataire et sans enfants, Arlindo de Souza a été inhumé au cimetière d’Águas Compridas, dans sa ville natale d’Olinda. Sur les réseaux sociaux, notamment sur son profil Facebook, un message d’hommage a salué la mémoire d’un homme décrit comme « serviable et enjoué » par ses proches et les habitants du quartier qui le côtoyaient quotidiennement.
Synthol et stéroïdes : les dangers mortels des excès du culturisme
La quête d’une musculature toujours plus imposante pousse certains adeptes du culturisme vers des pratiques particulièrement risquées pour leur santé. L’injection de substances comme le synthol, un mélange composé généralement d’huile minérale, d’alcool et de lidocaïne, permet de gonfler artificiellement les muscles sans passer par l’entraînement traditionnel. Cette méthode, condamnée unanimement par la communauté médicale, peut entraîner des embolies, des infections graves, la nécrose des tissus musculaires, voire des amputations dans les cas les plus sévères. L’utilisation de stéroïdes anabolisants, d’hormones de croissance et d’autres cocktails chimiques soumet également le système cardiovasculaire, le foie et les reins à des contraintes considérables. Ces dernières années, le milieu du culturisme a été endeuillé par une série de décès prématurés qui interrogent sur les limites physiologiques que franchissent certains pratiquants dans leur quête d’un physique hors normes.
Parcours médiatique du « Popeye brésilien » et mise en garde tardive
L’ascension médiatique d‘Arlindo de Souza débute véritablement en 2014, lorsque des photographies montrant ses bras aux dimensions spectaculaires circulent dans la presse internationale. Les médias du monde entier s’emparent alors de l’histoire de cet ouvrier du bâtiment brésilien dont les biceps atteignent près de 29 pouces de circonférence. Cette exposition soudaine lui ouvre les portes des plateaux télévisés brésiliens les plus populaires, du « Programa Silvio Santos » à « Hoje em Dia » en passant par « SuperPop ». Sur ces antennes, il exhibe fièrement sa silhouette atypique tout en assumant publiquement recourir à des injections pour obtenir ce résultat.
Le Brésilien avait toutefois conscience des dangers auxquels il s’exposait. Il avait d’ailleurs perdu un ami proche, prénommé Paulinho, décédé des suites de cette même pratique. « Il est allé au-delà des limites », avait-il confié dans une interview, reconnaissant lui-même s’adonner à ces injections depuis plusieurs années malgré les avertissements répétés des médecins. Sa mise en garde envers les jeunes tentés de l’imiter contrastait avec son refus d’abandonner totalement cette habitude, admettant que la tentation demeurait présente. Cette ambivalence montre la complexité psychologique qui entoure ces modifications corporelles extrêmes, où la recherche de reconnaissance sociale et l’addiction aux transformations physiques peuvent supplanter la préservation de sa propre santé.
La disparition d’Arlindo de Souza intervient dans un contexte où le culturisme mondial fait face à une multiplication des décès prématurés parmi ses figures emblématiques. Des athlètes comme LaMarcus Morris, disparu à 29 ans, ou le Chinois Wang Kun, mort à seulement 30 ans, témoignent d’une tendance préoccupante qui dépasse le seul cas des utilisateurs de synthol. Le parcours du « Popeye brésilien » restera comme un avertissement sur les conséquences potentiellement fatales d’une obsession pour l’apparence physique poussée à son paroxysme.




Très belle photo avec en arrière-plan, la mer, quoi de mieux pour ces bras qui ressemblent à des raies.
Guinness des records vient de perdre l’un de ses champions à la kon. Mais il sera vite remplacé par un au débile.