L’organisation de la Coupe du monde de football 2026 a été confiée à une candidature conjointe réunissant les États-Unis, le Canada et le Mexique. Cette édition, élargie à 48 équipes, se déroulera du 11 juin au 19 juillet 2026 et marquera un retour du Mondial en Amérique du Nord après l’édition américaine de 1994. C’est dans ce cadre précis, déjà bien balisé sur le plan logistique et sportif, qu’une prise de position inattendue de Sepp Blatter vient relancer le débat autour de l’accueil du tournoi, en particulier aux États-Unis.
Aux États-Unis, des inquiétudes autour de la sécurité des supporters en 2026
Ancien président de la FIFA entre 1998 et 2015, Sepp Blatter a récemment exhorté les supporters du monde entier à éviter de se rendre aux USA pendant la Coupe du monde 2026. Son message, publié sur le réseau social X, repose sur des préoccupations liées à la sécurité et au traitement réservé aux visiteurs étrangers. Selon lui, les fans pourraient être exposés à des contrôles stricts à leur arrivée sur le territoire américain, avec un risque d’expulsion rapide en cas de désaccord avec les autorités.
Le Figaro, cette position fait écho aux propos tenus par Mark Pieth, avocat suisse spécialisé dans la lutte contre la corruption et ancien conseiller mandaté par Blatter pour réfléchir à des réformes de la FIFA entre 2011 et 2014. Pieth s’est montré très critique à l’égard de la tenue du Mondial aux États-Unis, estimant que certaines pratiques observées sur le plan intérieur, notamment en matière d’immigration et de gestion des oppositions politiques, pourraient dissuader les supporters de faire le déplacement.
Sepp Blatter a repris ces arguments à son compte, jugeant que regarder la compétition à la télévision serait, pour beaucoup de fans, une option plus sûre que le voyage. Il n’a toutefois pas formulé ces avertissements à propos du Canada ou du Mexique, autres pays hôtes de la compétition.
Sepp Blatter critique ouvertement le choix des États-Unis pour le Mondial 2026
Cette sortie médiatique de Sepp Blatter intervient plusieurs années après son départ de la FIFA et dans un climat où sa parole continue de susciter des réactions. S’il n’exerce plus de fonction officielle au sein des instances du football mondial, l’ancien dirigeant reste attentif aux grandes décisions liées aux Coupes du monde et n’hésite pas à exprimer ses réserves lorsqu’il estime que les conditions ne sont pas réunies.
En soutenant publiquement les analyses de Mark Pieth, Blatter met en avant une lecture très critique de l’environnement américain à l’approche du Mondial 2026. Il insiste sur la nécessité, selon lui, de prendre en compte l’expérience concrète des supporters, au-delà des seules considérations sportives ou économiques. Cette prise de position tranche avec la communication officielle des organisateurs, qui mettent en avant la capacité des USA à accueillir des événements sportifs majeurs et des millions de visiteurs internationaux.
À quelques mois du coup d’envoi, ces déclarations rappellent que la Coupe du monde 2026 ne se jouera pas uniquement sur les terrains. Elles soulignent aussi que le débat autour de la sécurité, de l’accueil des supporters et des conditions d’entrée sur le territoire américain pourrait rester présent jusqu’au début de la compétition, sans pour autant remettre en cause l’organisation formelle du tournoi par les trois pays hôtes.



