Davos 2026 : Donald Trump se moque d'Emmanuel Macron et de ses lunettes de soleil

Le président américain a profité de son discours au Forum économique mondial ce mercredi 21 janvier pour railler son homologue français, qui s’était exprimé la veille avec des lunettes de soleil en raison d’un problème oculaire. Cette pique intervient dans un climat de tensions diplomatiques croissantes entre Washington et Paris, sur fond de désaccords majeurs concernant le Groenland et le projet américain de « Conseil de paix ». Les relations transatlantiques traversent une période particulièrement houleuse, alors que les deux dirigeants défendent des visions diamétralement opposées de l’ordre international.

Le retour de Donald Trump à Davos après six années d’absence ne pouvait pas passer inaperçu. Face aux élites économiques et politiques mondiales réunies dans la station de ski suisse, le locataire de la Maison-Blanche n’a pas résisté à l’envie de tacler Emmanuel Macron, dont l’intervention de la veille avait fait sensation pour des raisons autant stylistiques que politiques. Le chef de l’État français avait en effet prononcé son allocution en portant des lunettes de soleil de type aviateur, un accessoire inhabituel que l’Élysée avait justifié par une affection oculaire temporaire. Trump n’a pas manqué de saisir cette opportunité pour tourner en dérision son interlocuteur, lançant depuis la tribune du Forum économique mondial : « Je l’ai regardé hier avec ces belles lunettes de soleil… Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Je l’ai vu jouer le dur à cuire. »

Les moqueries de Trump sur l’apparence de Macron à Davos

Cette remarque sarcastique montre parfaitement le style provocateur que le président américain affectionne sur la scène internationale, n’hésitant jamais à personnaliser les confrontations diplomatiques et à transformer les tribunes officielles en ring de boxe verbale. Le contraste était d’autant plus saisissant que Macron avait utilisé son discours pour dénoncer, sans le nommer directement, ceux qui privilégient l’intimidation au dialogue constructif. Le Français avait notamment déclaré préférer le respect aux brutes et l’État de droit à la brutalité, des formulations que beaucoup d’observateurs avaient interprétées comme des critiques voilées de la politique étrangère américaine actuelle. En répondant par la moquerie plutôt que par l’argumentation, Trump a choisi de ne pas s’engager sur le terrain des idées mais sur celui de l’attaque personnelle, une tactique qui lui a souvent réussi auprès de sa base électorale.

Publicité

Cette joute verbale ne constitue toutefois que la partie émergée d’un contentieux bien plus profond entre les deux capitales. Depuis plusieurs semaines, les relations franco-américaines se sont considérablement dégradées autour de deux dossiers majeurs. Le premier concerne les ambitions territoriales affichées par Washington sur le Groenland, ce vaste territoire arctique autonome rattaché au Danemark. Trump a multiplié les déclarations sur sa volonté d’acquérir cette île stratégique, riche en ressources naturelles et située sur des routes maritimes de plus en plus prisées en raison de la fonte des glaces. Macron a publiquement exprimé son incompréhension face à cette offensive diplomatique, allant jusqu’à adresser un message à son homologue dans lequel il affirmait ne pas comprendre ce que Washington cherchait à accomplir avec le Groenland. Cette communication privée a été rendue publique par Trump lui-même sur son réseau Truth Social, exposant ainsi les désaccords internes à l’alliance occidentale. En réponse à cette fuite, Paris a renforcé sa présence militaire au Groenland et Macron a annoncé des investissements supplémentaires de 36 milliards d’euros pour la défense française sur la période 2026-2030.

Le refus français de rejoindre le Conseil de paix de Donald Trump

Le second point de friction porte sur le « Conseil de paix » que Trump souhaite mettre en place pour superviser la reconstruction de Gaza et potentiellement d’autres zones de conflit. Le président américain a invité de nombreux dirigeants à rejoindre cette initiative, dont certains autocrates comme le dirigeant biélorusse Alexandre Loukachenko ou le président russe Vladimir Poutine. Macron a promptement décliné cette invitation, rejoignant d’autres démocraties libérales comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Canada, les Pays-Bas et la Suède dans leur refus de participer à la cérémonie de signature prévue à Davos. Furieux de cet affront, Trump a immédiatement brandi la menace de droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français, estimant que cette mesure suffirait à faire plier Paris. Il a également minimisé le poids politique de son homologue en soulignant que celui-ci serait bientôt remplacé à la tête de l’État français.

Tensions diplomatiques entre la France et les États-Unis

La réponse de l’Élysée à ces attaques répétées s’est voulue ferme mais mesurée. Les conseillers du président français ont qualifié la stratégie tarifaire américaine d’anti-coopération et de méthode fondamentalement défaillante pour résoudre les problèmes économiques mondiaux. Ils ont également souligné que les agissements de Trump validaient paradoxalement les appels de longue date de Macron en faveur d’une autonomie stratégique européenne, un concept que le dirigeant français défend bien avant l’actuelle administration américaine. Cette posture montre la volonté de Paris de ne pas céder aux pressions de Washington tout en évitant une escalade incontrôlable. Le fait que Macron ait tout de même proposé à Trump de dîner ensemble après le forum témoigne de cette recherche d’équilibre délicat entre fermeté et ouverture au dialogue.

Les échanges acerbes entre les deux présidents risquent de marquer durablement les relations transatlantiques dans les mois à venir. Alors que l’Europe fait face à des défis sécuritaires sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, la fracture grandissante avec son allié historique américain soulève des interrogations majeures sur l’avenir de l’ordre international. Les prochaines semaines seront déterminantes pour observer si cette guerre des mots débouchera sur des mesures commerciales concrètes ou si les canaux diplomatiques parviendront à apaiser les tensions entre Paris et Washington.

2 réflexions au sujet de “Davos 2026 : Donald Trump se moque d'Emmanuel Macron et de ses lunettes de soleil”

  1. La grenouille française ferait mieux de faire attention à ne pas se faire écraser par le sabot du boeuf américain.

    Répondre
    • La boutade de Trump n’est rien à côté du camouflet infligé par Léon XIII. La pape a refusé de recevoir Micron en audience privée sous prétexte qu’il est « une épave morale qui a travesti et profané Notre-Dame de Paris »
      L’évêque PlayMobil de Paris sera saqué sous peu … pour le même motif

      Répondre

Laisser un commentaire