Décès de Brigitte Bardot : pourquoi Macron a essuyé des revers

Figure majeure du cinéma français devenue militante engagée, Brigitte Bardot a, pendant plusieurs décennies, occupé l’espace public autant par sa carrière artistique que par ses prises de position. Après s’être retirée des plateaux de tournage au début des années 1970, elle a consacré l’essentiel de son action à la défense des animaux, un combat structuré autour de sa fondation et de nombreuses interventions publiques. Cette trajectoire singulière, marquée par une volonté affirmée d’indépendance vis-à-vis des institutions, éclaire certains choix opérés au moment de son décès.

L’annonce de la mort de l’actrice a rapidement soulevé la question de la forme que prendraient les hommages officiels. C’est sur ce terrain que plusieurs propositions venues de l’exécutif se sont heurtées à des refus, révélant une relation distante entre la famille Bardot et le pouvoir en place.

Hommage national refusé et distance assumée avec l’Élysée

À la suite du décès de Brigitte Bardot, le Palais de l’Élysée a fait savoir qu’une cérémonie nationale pouvait être envisagée. Cette proposition n’a toutefois pas reçu de réponse favorable de la part des proches de l’actrice. Selon les informations rapportées par La Dépêche du Midi, la famille a choisi de ne pas donner suite à cette initiative, privilégiant une organisation conforme aux volontés personnelles de la comédienne.

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Ce refus a eu une conséquence directe : Emmanuel Macron ne figure pas parmi les personnalités invitées à l’office religieux prévu à Saint-Tropez. Les obsèques doivent se dérouler dans un cadre restreint, avant un moment de recueillement ouvert au public. Aucun élément ne permet d’affirmer que ce choix résulte d’un échange récent avec la présidence ; les sources évoquent avant tout une absence de validation de la proposition initiale.

Emmanuel Macron face aux critiques anciennes de Brigitte Bardot

Cette mise à distance des honneurs officiels intervient alors que Brigitte Bardot avait, de son vivant, exprimé à plusieurs reprises ses désaccords avec Emmanuel Macron, notamment sur les politiques liées à la protection animale. L’actrice reprochait au chef de l’État un manque d’engagement concret sur certains dossiers précis, comme les conditions d’abattage ou la consommation de viande chevaline.

Ces critiques publiques, connues et documentées, permettent de comprendre pourquoi la perspective d’un hommage orchestré par l’exécutif n’a pas été retenue par ses proches. Il n’est cependant pas établi que ces divergences aient fait l’objet de discussions formelles au moment de l’organisation des obsèques. Les informations disponibles indiquent surtout une cohérence avec la ligne défendue par Bardot elle-même : garder ses distances avec les symboles du pouvoir politique.

Au terme de cette séquence, les revers essuyés par Emmanuel Macron apparaissent moins comme un incident ponctuel que comme la conséquence d’un positionnement ancien et assumé de Brigitte Bardot et de son entourage. Le choix d’obsèques privées et le refus d’un hommage national traduisent une volonté de rester fidèle à un parcours marqué par l’indépendance, jusque dans la manière de quitter la scène publique.

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