Le rappeur Calbony M’Bani, plus connu sous le pseudonyme de Calbo, s’est éteint ce dimanche 4 janvier 2026. Figure incontournable de la scène hip-hop hexagonale, il a marqué l’histoire musicale des trois dernières décennies par une plume exigeante et une identité artistique forte, forgée dans le département du Val-d’Oise. Avec son frère Lino, il a porté le groupe Ärsenik au sommet du rap en France, notamment grâce à l’album culte Quelques gouttes suffisent…, un disque qui a redéfini les standards de l’écriture technique et du récit urbain. Ce parcours exemplaire, jalonné de collaborations marquantes au sein du collectif Secteur Ä et de projets d’envergure comme Bisso Na Bisso, a fait de lui un pilier respecté, dont l’influence dépasse largement les frontières de Villiers-le-Bel. Son départ soudain marque la fin d’un chapitre majeur pour la culture urbaine.
L’héritage musical de Calbony Mbani au sein du rap français et du Secteur Ä
La disparition de l’artiste laisse un vide immense pour ses proches et ses nombreux admirateurs. Sa famille a officiellement annoncé son décès, provoquant une vague d’émotion immédiate à travers tout le pays. Calbo n’était pas seulement un technicien du rythme ; il incarnait une forme de sagesse et de stabilité. Pour des spécialistes de la musique comme Olivier Cachin, il représentait l’équilibre parfait entre une exigence littéraire rare et un succès populaire massif. Son style, souvent décrit comme une boxe avec les mots, a servi de modèle à plusieurs générations d’artistes qui voyaient en lui un mentor naturel et un exemple de longévité.
Les hommages de Rohff et Passi suite au décès du membre d’Ärsenik
La solidarité du monde de la musique s’est manifestée instantanément après la confirmation de la nouvelle. Des figures majeures ont partagé leur douleur, à l’image de Rohff qui a tenu à souligner la dimension humaine de l’homme derrière le micro. En évoquant la mémoire d’un grand frère de la vie à la positivité constante, il a également rappelé la période difficile que traverse la famille Mbani, déjà éprouvée par une perte familiale récente il y a quelques mois. Les membres historiques du groupe, dont Passi et Stomy Bugsy, voient s’éteindre l’un de leurs compagnons de route les plus fidèles, celui qui avait su porter haut les couleurs de leurs racines communes. Cette disparition prive le public d’une voix authentique qui avait su, avec pudeur et talent, raconter les réalités sociales tout en visant l’universel.
Alors que les détails sur les futurs hommages publics restent à préciser, l’empreinte laissée par l’artiste demeure indélébile. Sa voix s’est tue, mais ses textes continueront de résonner comme le témoignage d’une époque où la musique cherchait autant la performance technique que la vérité du cœur.




Que son âme repose en paix auprès de DIEU.