Le gouvernement togolais a confirmé, ce 20 janvier 2026, l’extradition vers le Burkina Faso de l’ancien président de transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba. L’information a été rendue publique à travers un communiqué du ministère togolais de la Justice, lu à la télévision nationale. Selon ce communiqué officiel, l’ex-lieutenant-colonel, qui vivait en exil au Togo depuis octobre 2022, a été interpellé le 16 janvier 2026. Il a ensuite été présenté devant la cour d’appel de Lomé avant d’être remis, aux autorités burkinabè.
Le document précise que cette extradition fait suite à une demande formelle introduite par le Burkina Faso le 12 janvier 2026. Les autorités burkinabè reprochent notamment à l’ancien chef de la transition des faits qualifiés d’« incitation à la commission de délits et de crimes ». Le ministère togolais de la Justice souligne que la procédure s’est déroulée dans le respect des règles en vigueur, dans le cadre de la coopération judiciaire entre États et conformément aux principes de l’État de droit.
Paul-Henri Sandaogo Damiba avait accédé au pouvoir en janvier 2022 à la suite d’un coup d’État ayant renversé le président élu Roch Marc Christian Kaboré. Neuf mois plus tard, il était à son tour évincé du pouvoir par le capitaine Ibrahim Traoré, qui dirige toujours le Burkina Faso. Depuis son renversement, l’ancien chef de la transition s’était établi à Lomé. Durant son exil, il était régulièrement accusé par les autorités burkinabè de nourrir des velléités de déstabilisation du régime issu du putsch de septembre 2022. Son extradition marque ainsi une nouvelle étape dans le traitement judiciaire de ce dossier sensible entre Lomé et Ouagadougou.

Il l’aurait voulu ce Damiba.L’asile politique n’est pas un passe droit pour mener des activités politiques subversives contre son pays.
Il a enfreint les règles du HCR dans le domaine.
Ce qui ne justifie pas son extradition vers son pays d’origine. On pouvait trouver un autre moyen pour son extradition vers un pays tiers.
Ce que je crois.