Maroc : cette mauvaise nouvelle qui frappe l'économie

Alors que l’économie marocaine est présentée comme florissante, une mauvaise nouvelle est venue entâcher le bilan. En effet, selon l’Office des changes, le déséquilibre des échanges extérieurs du Maroc s’est accentué au cours de l’année, participant donc à creuser le déficit commercial.

Selon le bureau national, celui-ci atteint désormais 328.8 milliads de dirhams, soit une hausse de plus de 20% en l’espace d’un an. En somme, les importations augmentent beaucoup plus rapidement que les exportations. La pression est donc quasi-persistante sur la balance commerciale du Royaume marocain.

Le déficit commercial se creuse au Maroc

Une analyse spécifique des chiffres démontre que la tendance est très claire. Les importations ont dépassé les 725 milliards de dirhams, soit +9.2% sur un an. En revanche, les exportations, bien qu’en hausse, sont beaucoup plus limitées, à +1.8% seulement sur un an. 

Publicité

Les importations sont portées par l’achat de produits brut, d’équipements, de productions de consommation (alimentaire notamment) ainsi que les demi-produits. Côté exploration, le Maroc capitalise sur ses ressources naturelles, avec la vente de phosphate notamment et autres produirs dérivés. Le Maroc se fait également une place sur le marché de l’aéronautique, qui prend de plus en plus de poids.

Phosphate et services, pour atténuer la réalité des chiffres

Le Maroc peut aussi compter sur l’expotation de services. De nombreuses entreprises délocalisent leurs services à l’étranger et travaillent avec des entités implantées sur place pour limiter les frais. Ce transfert de compétences et de savoir-faire permet de limiter quelque peu le déficit commercial, même si son niveau reste particulièrement élevé, d’autant que rien ne semble fait pour le limiter à moyen terme.

Malgré tout, le PIB marocain est en forte hausse. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoyait une croissance de 4.4% du PIB (Produit intérieur brut) sur cette année 2025, confirmant ainsi la bonne santé du pays et plus globalement, de la région du Maghreb (+3.4% pour l’Algérie, +2.5% pour la Tunisie).

Laisser un commentaire