Le 3 janvier 2026, l’élimination de la Tunisie en huitièmes de finale de la CAN face au Mali a servi de catalyseur à une explosion médiatique inattendue. Alors que les Aigles de Carthage semblaient tenir leur qualification en supériorité numérique à la 88e minute, leur débâcle finale a ouvert une brèche. En zone mixte, Hannibal Mejbri ne s’est pas contenté d’analyser le score. Le milieu de terrain de Burnley a livré un réquisitoire d’une franchise brutale, transformant l’échec sportif en un débat national sur la stagnation du pays. Ses propos marquent une rupture définitive avec les discours de circonstance pour pointer une crise de développement profonde.
Un constat de défaillance systémique face à la réussite de la Fédération Royale Marocaine de Football
L’international tunisien a dressé un portrait peu flatteur d’une nation vivant sur ses acquis, citant le sacre de 2004 comme une relique d’une époque révolue. Pour Mejbri, ce retard ne se limite pas à la qualité des pelouses, mais touche à l’essence même de l’organisation nationale. Il estime que le pays a cessé d’évoluer depuis dix ans, laissant le champ libre à des voisins comme le Maroc pour s’imposer comme les nouveaux standards de réussite régionale. En affirmant que la stagnation est globale, le joueur suggère que le football n’est que le miroir d’un manque d’investissement dans les infrastructures modernes et la formation des élites. Cette comparaison directe souligne un sentiment de déclassement qui dépasse largement les simples enjeux du ballon rond.
Le choc culturel sur la rigueur et la formation en Tunisie
Au-delà des structures physiques, c’est une véritable critique de la mentalité collective que le jeune joueur a formulée. En déclarant que ses compatriotes « rêvent trop » au détriment du travail, il a visé une absence de rigueur qui paralyserait l’ensemble du système. Mejbri appelle à une remise en question totale, affirmant qu’il n’y a aucune honte à reprendre l’apprentissage des fondamentaux à tous les échelons. Ce constat touche autant les instances dirigeantes que les relais d’opinion, dépeignant un écosystème où l’exigence de la modernité est absente. Pour lui, la « médiocrité » actuelle ne pourra être combattue que par une réforme radicale des méthodes d’éducation et de gestion professionnelle, faisant de son coup de gueule un plaidoyer pour un changement de logiciel national.
L’intervention d’Hannibal Mejbri a le mérite de placer les responsables face à leurs contradictions. En utilisant sa notoriété pour dénoncer un retard qu’il juge systémique, il force le pays à s’interroger sur sa capacité à se moderniser. Reste à savoir si cette provocation sera entendue comme un signal d’alarme pour une refonte globale ou si elle sera étouffée par les polémiques sur la légitimité d’un jeune joueur à juger ainsi toute une nation.




l’actuel Président tunisien est mauvais pour ce pays encore moderne il y a quelques années, qui se distinguait de ses voisins maghrébins.
Le sport en général et le foot dans beaucoup de pays est le baromètre du développement des pays.
Les tunisiens doivent se retourner contre le modèle de développement qu’on leur sert.
la Tunisie a été une seule fois champion d’Afrique et se qualifie tout le temps pour n’arriver qu’en quarts péniblement.Dans les clubs c’est beaucoup mieux.Son football n’est pas attrayant.Meme dans les autres sports elle reste à la traine,par manque de moyens
« On est en retard dans tout »
Pas du tout, le Maroc est premier exportateur de viande fraîche sur haut talons. Pour le plus grand bien de la France qui l’importe et l’inclut à son PIB