Bénin : l'ordre des médecins réagit au décès d'une patiente au CHUD Ouémé

L’Ordre national des médecins du Bénin s’est exprimé à la suite des accusations relayées sur les réseaux sociaux concernant le décès d’une patiente au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé (CHUD/Ouémé). Dans un communiqué signé de son président, Dr A. Adegbindin, l’institution fait part de sa réaction face à l’émotion suscitée par cette affaire.

À l’origine de la controverse, un témoignage publié en ligne par le conjoint de la défunte. Celui-ci évoque une dégradation rapide de l’état de santé de son épouse après une césarienne, marquée, selon ses propos, par une hémorragie en début de soirée et une prise en charge jugée tardive. Il affirme également que la patiente aurait subi une nouvelle intervention plusieurs heures plus tard, avec des produits et du sang fournis par la famille, avant un transfert en réanimation. Le veuf déplore par ailleurs un manque d’informations claires à l’endroit des proches et s’interroge sur l’heure du décès mentionnée sur les documents officiels.

Face à ces déclarations, l’Ordre des médecins indique avoir pris connaissance de la situation par le biais des publications en ligne. Tout en exprimant sa compassion envers la famille endeuillée, l’institution rappelle que les responsabilités médicales et éventuelles fautes professionnelles relèvent de procédures encadrées par la loi.

Publicité

L’Ordre souligne qu’aucune partie ne peut se substituer aux juridictions compétentes pour établir les faits et déterminer d’éventuelles responsabilités. Il invite donc les personnes concernées à saisir les instances habilitées afin que toute la lumière soit faite dans un cadre légal.

Dans son communiqué, l’organisation professionnelle réaffirme son rôle de veille éthique. Elle se dit disposée à coopérer avec toute enquête ouverte sur ce dossier et rappelle qu’elle dispose de mécanismes disciplinaires pour examiner et sanctionner, le cas échéant, les manquements avérés aux règles de la profession. « La mission du médecin est de protéger la vie et la dignité humaine », rappelle l’Ordre, qui en appelle à la confiance envers les institutions et au recours aux voies légales pour toute dénonciation relative à la qualité des soins ou à la sécurité des patients au Bénin.

Laisser un commentaire