Retrait des USA des organisations : l’UA craint un coup dur pour l'Afrique

Les États‑Unis ont récemment annoncé qu’ils mettaient fin à leur participation dans 66 organisations internationales, dont 31 entités liées aux Nations unies, ainsi que plusieurs traités majeurs. Parmi les structures concernées figurent la Convention‑cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC), le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et d’autres instances travaillant dans les domaines du climat, du développement et des droits humains. Ce retrait marque un tournant important dans l’engagement américain au sein des institutions multilatérales et suscite des interrogations sur les répercussions pour leurs partenaires internationaux, notamment le continent africain.

Impact sur la coopération Afrique – États-Unis et les objectifs de développement

Lundi, l’Union africaine (UA) a fait part de ses inquiétudes concernant le retrait récent des États-Unis de plusieurs organisations internationales, soulignant l’importance des plateformes multilatérales pour maintenir la stabilité et favoriser le développement sur le continent, selon un communiqué relayé par APA. La Commission de l’UA a rappelé que la coopération avec Washington a permis des avancées significatives dans des domaines tels que la consolidation de la paix, le renforcement des capacités nationales, le soutien à une croissance économique inclusive et la promotion de l’égalité entre les sexes. Une diminution de l’engagement américain pourrait donc restreindre l’impact de ces initiatives et toucher plus particulièrement les populations les plus vulnérables, en particulier dans les régions fragiles ou marquées par les conflits.

Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a souligné que, malgré le droit souverain des États-Unis de revoir leurs engagements internationaux, le pays reste un partenaire clé de l’Afrique et un acteur majeur du système multilatéral. L’UA s’inquiète surtout des répercussions possibles sur les programmes de développement et sur la résilience des communautés africaines.

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Nécessité d’un dialogue pour préserver les intérêts africains

Face à ce retrait, l’Union africaine a insisté sur la nécessité d’engager un dialogue ouvert entre les États-Unis, l’ONU et les autres partenaires internationaux, afin d’identifier des solutions permettant de préserver les missions essentielles des institutions multilatérales. La Commission a rappelé que ces plateformes ont joué un rôle déterminant pour soutenir la paix, la sécurité, la bonne gouvernance et la coopération économique à travers le continent. Il pourrait être indispensable de mettre en place des mécanismes alternatifs ou d’ajuster certaines opérations pour que les populations africaines ne subissent pas de manière excessive les conséquences de cette décision.

L’UA a également souligné que le partenariat Afrique – États-Unis repose sur des objectifs communs et sur la stabilité mondiale, et que toute réduction de l’engagement américain pourrait avoir un impact direct sur les progrès réalisés en matière de développement et sur les efforts de consolidation de la paix sur le continent.

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