La tension est de nouveau montée d’un cran ce mercredi à Dakar. Dès les premières heures de la matinée, des étudiants en cycle de master de Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont repris la mobilisation pour exiger le versement de leurs allocations. Au cœur de leurs revendications : des retards de bourses pouvant atteindre treize mois, une situation jugée intenable par les concernés.
Bourses impayées et perturbations à Dakar
La reprise de la grève s’est rapidement traduite par des actions visibles aux abords du campus. L’avenue Cheikh Anta Diop a été partiellement bloquée, provoquant d’importants ralentissements de la circulation et affectant aussi bien les étudiants que les usagers ordinaires.
Les manifestants dénoncent une accumulation de promesses non tenues et estiment que l’absence de paiements réguliers compromet directement leurs conditions de vie et la poursuite normale de leurs études. Cette nouvelle démonstration de colère remet au premier plan la question sensible de la gestion des allocations universitaires.
Crise sociale à l’UCAD et précédent des heurts de décembre
Cette mobilisation fait écho à des événements encore récents sur le campus. En décembre dernier, des affrontements avaient éclaté lors de précédentes protestations étudiantes liées aux mêmes difficultés de paiement. Plusieurs étudiants avaient alors été blessés, certains nécessitant une évacuation vers des structures de santé extérieures, le service médical de l’université n’étant pas en mesure de prendre en charge tous les cas.
Ces épisodes ont durablement marqué la communauté universitaire et révélé l’ampleur du malaise, en particulier chez les étudiants dépendant presque exclusivement des bourses pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
En attendant des réponses concrètes des autorités compétentes, la situation demeure tendue sur le campus. Les étudiants en master affirment vouloir maintenir la pression jusqu’à obtenir des engagements clairs et vérifiables. À court terme, cette crise continue de peser sur le fonctionnement normal de l’université et sur la vie quotidienne autour de l’un des principaux pôles académiques du pays.


