Le Sénégal amorce un tournant symbolique dans l’organisation de ses grandes cérémonies nationales. En décidant de confier à Thiès l’accueil de la fête de l’Indépendance en 2026, les autorités entendent donner un contenu concret à une nouvelle approche de l’aménagement territorial, où les capitales régionales prennent une place centrale dans les grands rendez-vous de la République.
Thiès au cœur d’une nouvelle dynamique territoriale
La décision a été actée en Conseil des ministres sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. La ville de Thiès a été retenue pour accueillir, en 2026, les cérémonies officielles du 4 avril. Ce choix marque la première application concrète d’une orientation annoncée dès l’an dernier : la tenue de la fête nationale hors de Dakar, dans les chefs-lieux de région disposant des infrastructures nécessaires.
Au-delà de l’événement lui-même, l’initiative vise à mieux répartir les investissements publics et à valoriser les pôles urbains régionaux. Le chef de l’État a ainsi demandé au gouvernement de préciser les priorités retenues, la programmation des réalisations sur trois ans et l’état d’avancement global du programme qui accompagne cette décentralisation des célébrations.
Programme Indépendance pour la modernisation des villes
La tenue du 4 avril à Thiès s’appuie sur le lancement du Programme Indépendance, un plan de modernisation destiné à améliorer les infrastructures urbaines et les commodités essentielles dans plusieurs territoires. Ce programme prévoit des réalisations étalées sur une période triennale, avec un suivi régulier intégré à l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050.
En choisissant Thiès pour 2026, les autorités posent un jalon dans la territorialisation des politiques publiques. La fête nationale devient ainsi un levier opérationnel pour accélérer des projets concrets, tester la capacité d’accueil des villes régionales et renforcer leur rôle dans la vie institutionnelle du pays.



