Alors que Donald Trump a annoncé vouloir imposer 10% de droits de douane à certains pays européens, notamment ceux qui ne souhaitent pas soutenir son projet d’obtenir le Groenland, la riposte se prépare. Celle-ci est impérative pour l’UE, si elle ne souhaite pas paraître trop faible aux yeux du reste du monde.
Celle-ci a de la ressource. Premièrement, l’Union européenne est un marché de consommateurs extrêmement important, avec plus de 440 millions de personnes. Les entreprises yf ont des affaires florissantes. En outre, l’UE a la main sur certains éléments, comme le fameux accord commercial qu’elle vient de suspendre.
Un marché de 440 millions de personnes
Pour rappel cet accord commercial prévoyait la mise en place de des droits de douane de 15% sur les exportations européennes vers les États-Unis. En échange, les exportations américaines vers l’Union européenne en étaient exempts. Un accord perçu comme assez largement défavorables aux européens.
Mais ce que Trump n’avait peut-être pas prédit c’est l’importance d’un logiciel qui tient en trois lettres, SAP. Développé en Allemagne, c’est un outil de gestion aux entreprises, qui leur permet de piloter leur finances, RH, logistique et vente, en temps réel. 90% des entreprises du S&P500 l’utilisent.
SAP, un logiciel si important pour l’économie américaine
L’Union européenne pourrait décider de tout simplement bloquer l’accès à cet outil. Un levier technologique que Bruxelles n’hésiterait pas à activer en cas de nouvelles tensions en lien avec le Groenland. L’arrêt brutal du logiciel pourrait avoir de terribles conséquences pour les entreprises américains. Un précédent existe. En Russie, 70% des grandes entreprises utilisaient ce logiciel. Aujourd’hui, elle n’y ont plus accès, si ce n’est à des versions obsolètes et le remplacement de cet outil est particulièrement complexe, avec un coût de migration vers une autre solution, des plus élevés.
Une stratégie possible mais qui doit etre réfléchie. En effet, SAP dépend beaucoup des infrastructures cloud américaines. En outre, Oracle existe. C’est un concurrent sérieux, mais largement moins utilisé, qui pourrait être déployé, non sans peine, mais qui a au moins le mérite d’exister et de proposer une solution viable qui, en outre, pourrait être renforcée par un soutien financier fédéral important, même si cela prendrait plusieurs semaines voire mois pour le déployer à l’échelle nationale.



