L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle place les grandes entreprises technologiques face à une contrainte devenue centrale : l’accès à une énergie abondante, stable et décarbonée. Les centres de données, indispensables au fonctionnement des modèles d’IA, consomment des volumes d’électricité toujours plus élevés, poussant les géants du numérique à revoir en profondeur leurs stratégies énergétiques. Après les investissements massifs dans le solaire et l’éolien, une option longtemps jugée sensible refait surface aux États-Unis : le nucléaire, perçu comme une solution capable de répondre aux besoins immédiats et continus de l’IA.
Cette réalité explique la décision de Meta de s’engager dans des accords nucléaires d’une ampleur inédite, tout en s’alliant indirectement à Bill Gates, figure clé de l’innovation technologique et promoteur de nouvelles générations de réacteurs. À travers ces choix, la tech américaine redéfinit son rapport à l’atome, non plus comme un héritage du passé, mais comme un levier stratégique pour soutenir la révolution de l’IA.
Nucléaire et centres de données IA de Meta
Meta a officialisé plusieurs contrats majeurs qui font du groupe l’un des plus importants acheteurs d’énergie nucléaire de l’histoire américaine. L’entreprise a notamment conclu un accord de long terme avec Vistra pour l’achat d’électricité issue de trois centrales existantes : Perry et Davis-Besse, dans l’Ohio, ainsi que Beaver Valley, en Pennsylvanie. Ces installations, jugées vieillissantes et menacées de fermeture pour des raisons économiques, bénéficient ainsi d’une prolongation de leur activité.
En s’engageant sur une durée de vingt ans, Meta sécurise environ 2,1 gigawatts d’électricité constante, un atout majeur pour ses centres de données dédiés à l’IA. Ce choix permet à la fois de stabiliser l’approvisionnement énergétique du groupe et de maintenir en service des infrastructures nucléaires déjà opérationnelles, sans dépendre uniquement des énergies intermittentes. Pour l’entreprise, il s’agit d’assurer une continuité électrique indispensable au fonctionnement de ses infrastructures numériques, tout en misant sur une source à faibles émissions de carbone.
TerraPower et réacteurs Natrium pour l’intelligence artificielle
Parallèlement à ces accords, Meta participe au financement de réacteurs de nouvelle génération développés par TerraPower, une société fondée par Bill Gates. Le projet repose sur la technologie Natrium, qui combine production nucléaire et capacités de stockage intégrées. À terme, huit unités sont prévues, avec une puissance pouvant atteindre 2,8 gigawatts, dont 1,2 gigawatt de stockage énergétique.
Les deux premières unités pourraient fournir environ 690 mégawatts dès 2032, avant une montée en puissance progressive avec six autres réacteurs attendus d’ici 2035. Cette approche vise à adapter la production d’électricité aux besoins variables des réseaux, un point clé pour soutenir l’expansion rapide de l’IA. Oklo, une société américaine experte dans les petits réacteurs modulaires (SMR) et partenaire de Meta, projette d’ériger un campus nucléaire dans le comté de Pike, en Ohio. Ce site pourrait fournir jusqu’à 1,2 gigawatt d’électricité au réseau PJM dès 2030. Jacob DeWitte, cofondateur d’Oklo, rappelle que la volonté de l’entreprise de développer une nouvelle génération de centrales nucléaires avancées prend aujourd’hui forme grâce à un partenariat pluriannuel avec Meta.
Au total, l’ensemble de ces accords permettrait de déployer jusqu’à 6,6 gigawatts d’énergie nucléaire d’ici le milieu des années 2030. Cette capacité montre le basculement opéré par certains acteurs de la tech, qui passent du statut de simples consommateurs d’électricité à celui de partenaires structurants du secteur énergétique.
En choisissant le nucléaire pour alimenter ses ambitions dans l’intelligence artificielle, Meta envoie un signal fort sur les priorités de la tech américaine. L’alliance entre centres de données, centrales existantes et réacteurs innovants montre une volonté de sécuriser des ressources énergétiques fiables à long terme. Ce pari sur l’atome, soutenu par des figures comme Bill Gates, traduit une recomposition des liens entre technologie, énergie et industrie, alors que l’IA s’impose comme l’un des moteurs majeurs de la transformation numérique aux États-Unis.




»…USA : Meta et Gates misent sur le nucléaire pour alimenter les centres de données d’IA… »
C’est bien, mais que fait on des déchets nucléaires ?
Fuck!